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Crise financière
Les Européens peinent à trouver la parade

Par L'Economiste | Edition N°:2874 Le 06/10/2008 | Partager

. Mini-sommet à Paris sans décisions concrètes. PME: Appel pour un déblocage immédiat de 30 milliards d’eurosAprès l’adoption du plan de 700 milliards de dollars élaboré par le secrétaire d’État au Trésor Henry Paulson baptisé “Loi sur la stabilisation économique d’urgence de 2008” par la Chambre des représentants américaine, c’était autour des Européens de se réunir pour trouver des solutions à la crise. Samedi dernier, un mini-sommet réunissant les 4 grands pays de l’UE «France, Allemagne, Italie et Grande-Bretagne» s’est tenu à Paris. La réunion organisée par le chef de l’Etat français et président en exercice de l’Union européenne, Nicolas Sarkozy, a permis aux quatre dirigeants de ces pays de l’UE d’afficher une «unité de façade» pour tenter de rassurer l’opinion. A l’issue de ce mini-sommet,15 décisions ont été prises. Parmi lesquelles figure l’engagement des quatre pays à apporter un soutien public, à chaque fois que ceci est nécessaire, aux banques en difficultés tout en assurant la protection des contribuables. Ils ont demandé également que la décision de la Banque européenne d’investissement (BEI) de mobiliser 30 milliards d’euros de concours au profit des PME européennes soit appliquée rapidement. Le G4 appelle aussi au développement des règles européennes sur la sécurité des dépôts et à la création immédiate d’un collège de superviseurs pour surveiller les institutions financières transfrontalières.A rappeler que la banque centrale américaine (Fed) s’est engagée dès début 2008 dans un mouvement accentué de baisse des taux et a multiplié les initiatives pour apporter aux établissements financiers les liquidités dont ils avaient besoin.Lorsque les choses se sont brutalement aggravées à la mi-septembre, les autorités américaines n’ont pas hésité à prendre des mesures drastiques comme des nationalisations de facto faisant entorse à leur credo libéral. Ce qui a abouti au “plan Paulson”. Rien de tel pour l’instant au sein de l’UE. La Banque centrale européenne (BCE) n’a pas bougé et les velléités de fonds européen de soutien aux banques ont été immédiatement rejetées par l’Allemagne.


Objectif et fonctionnement du plan Paulson

LE plan devrait permettre de maintenir à flots les marchés du crédit et des prêts interbancaires, afin d’éviter que la crise financière ne plonge l’économie américaine dans une récession. Il s’agit de donner à l’État les moyens et l’autorité de racheter les actifs dépréciés des institutions financières mises à mal par la crise des prêts immobiliers à risque, les “subprimes”. Plus d’une douzaine de banques ont déjà fait faillite aux États-Unis. Concrètement, le Trésor emprunte 700 milliards de dollars sur les marchés internationaux. Il rachète aux enchères les créances des banques en difficultés (crédits hypothécaires et à la consommation). Les banques peuvent ainsi à nouveau se prêter entre elles et les crédits reprennent (particuliers et entreprises). En contrepartie elles s’engagent à octroyer des rémunérations plafonnées des dirigeants et supprimer les parachutes dorés. Elles doivent aussi encadrer les bonus.Synthèse L’Economiste

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