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    La France s’installe dans la récession

    Par L'Economiste | Edition N°:2874 Le 06/10/2008 | Partager

    . Le PIB recule de 0,1%. Les Français craignent pour leur emploiL’Hexagone subit à son tour la dégradation conjoncturelle internationale. «La France s’enfonce cet automne dans la récession», indique l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE). Plusieurs analystes l’avaient d’ailleurs anticipée sur fond de crise financière mondiale. Les chiffres sont là pour conforter cette morosité. Deuxième économie de la zone euro, la France devrait voir son Produit intérieur brut (PIB) reculer de 0,1% aux troisième et quatrième trimestres après une baisse de 0,3% au deuxième trimestre, toujours selon les prévisions de l’Insee, publiées vendredi 3 octobre. Selon les experts, «la récession est techniquement définie par au moins deux trimestres consécutifs de recul du PIB». La France n’a pas vécu de pareilles situations depuis 1993. Pour l’Insee, le principal responsable de la baisse de croissance est le pouvoir d’achat des ménages qui accuserait encore une baisse de 0,4% au deuxième semestre. Il s’ajoute au durcissement des conditions de crédit lié à la crise financière internationale et aux difficultés sur le marché immobilier. Autre facteur, le commerce extérieur de la France. Déjà agonisant avec un déficit passant de record en record (près de 50 milliards d’euros attendus cette année), il devrait lui aussi pâtir du ralentissement de l’économie mondiale et de la demande extérieure. Les Français baignent ainsi dans l’embarras. Déjà préoccupés par la baisse de leur pouvoir d’achat, ils vont ainsi subir de plein fouet les conséquences de la crise financière internationale. Pis encore, 86% redoutent les effets de la crise sur le chômage. Selon les données de l’Insee, 52.000 emplois seront supprimés pendant la seconde moitié de l’année et le taux de chômage s’établira à 7,4% contre 7,2% au deuxième trimestre. Rappelons que de grands noms de l’industrie française ont annoncé récemment de douloureux plans sociaux. Le constructeur automobile Renault a annoncé le mois dernier la suppression de 6.000 emplois en Europe. De son côté, le géant pharmaceutique Sanofi-Aventis a indiqué qu’il se séparait de 927 salariés. Un brin d’espoir. Une enveloppe de 22 milliards d’euros destinée au financement des petites et moyennes entreprises (PME) vient d’être mobilisée par le gouvernement. Objectif: tenter d’enrayer les effets de la crise sur l’économie réelle. Autre mesure, la décision de faire racheter par l’Etat de plus de 30.000 logements dont les travaux n’avaient pas été lancés. Enfin, l’Elysée a convoqué samedi un mini-sommet européen en vue de préparer la contribution des membres européens du G8 aux prochaines rencontres de cette enceinte consacrées à la crise financière internationale. La France a proposé la création d’un fonds commun européen pour secourir les banques en situation de faillite.F. Z. T.

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