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Consommation

Par L'Economiste | Edition N°:1666 Le 19/12/2003 | Partager

Editorial.La viande est indispensable, sa qualité aussiLA viande a toujours été un aliment porteur de symboles. Elle est restée, depuis longtemps, un aliment désiré que seuls les riches pouvaient consommer tandis que les pauvres, privés de protéines, souffraient de malnutrition.L’extraordinaire développement économique, technique et technologique auquel nous avons assisté, tout au long du XXe siècle, a fait que la viande est devenue, quasiment, à portée de tous, tout en créant, peu à peu, un étonnant paradoxe entre les pays nantis et les pays pauvres:- les carences en protéines ont largement disparu et les maladies dites “de civilisation” (maladies cardio-vasculaires, cancer, etc.) sont apparues et se sont diversifiées dans les pays développés;- la persistance des carences en protéines dans les pays sous-développés.L’élevage intensif et plus particulièrement celui de volailles, a fait de certaines viandes des produits banals tout en mettant parfois la santé humaine en péril et en compromettant souvent la qualité de l’environnement.La viande est, certes, un aliment indispensable à l’équilibre alimentaire. Cependant, la production, la préparation, la transformation de cette denrée doivent avoir lieu dans des établissements agréés avec la responsabilisation directe des différents intervenants. Il est donc urgent que les autorités administratives, communales et régaliennes interviennent de concert pour la mise à niveau de ce secteur.Mohammed OUHSSINEAMPOC-Ké[email protected]


Actualités

. Danger imminentDernièrement, la ville de Casablanca a été le théâtre de la mise sur le marché d’une très grande quantité de viande de cadavres de dindes (le 20/11/03). Les services de contrôle n’ont pu intervenir qu’après la vente d’une grande partie des viandes blanches issues de cadavres de dindes malades. Cette découverte n’est que la partie visible de l’iceberg du danger potentiel que représente le circuit de commercialisation des volailles non contrôlées. Car, quotidiennement et à travers tout le Maroc, les ateliers de plumaison procèdent à l’abattage et la préparation de volaille d’origine incertaine et dans des conditions hygiéniquement intolérables. La responsabilité de cette situation incombe directement aux personnes qui laissent en activité ces ateliers de plumaison là où les abattoirs avicoles se sont installés. Leur existence met en péril tous les efforts déployés aussi bien par les promoteurs du secteur avicole, ceux du secteur touristique, les associations de protection du consommateur et les services responsables de la sécurité alimentaire.En effet, ces unités, qui échappent au contrôle sanitaire, préparent plus de 95% des volailles destinées à la restauration collective (rôtisseries, cantines, hôpitaux, cliniques, internats, prisons, etc.) dans des conditions qui ne répondent pas aux normes minima d’hygiène. De ce fait, le risque sanitaire reste très élevé et, il est temps que les collectivités locales et les services de contrôle procèdent à un assainissement du secteur.Dr Bouazza KHERRATIPrésident de l’[email protected]


Conseils

. Attention aux ateliers de plumaison...A plupart des ateliers de plumaison ou tuerieS traditionnelles ont une activité qui consiste en l’achat, l’abattage et la distribution de la volaille. En l’absence de l’application des lois en vigueur, elles se sont constituées en maillon indispensable dans le circuit commercial de la volaille destinée à la restauration collective. Ainsi, ils ont marginalisé les abattoirs avicoles modernes. Ces derniers sont agréés par l’Etat pour assurer la sécurité sanitaire des produits et par conséquent la protection de la santé du consommateur.Une récente étude de la FISA (Fédération interprofessionnelle du secteur avicole, 2002) a montré que les principaux clients de ces unités illégales sont les rôtisseries (87%), les boucheries (82%), les hôtels et restaurants (64%), les collectivités publiques (38%), les grandes surfaces (23%), les collectivités privées (20%) et autres (46%).L’origine inconnue de la volaille abattue et des mauvaises conditions de préparation dans ces “riachates”, nous amène à conseiller le consommateur de réfléchir plusieurs fois avant de commander du poulet.Dr. Mohamed ZEROUALAMPOC- Ké[email protected]. ... Et aux circuits traditionnels! approvisionnement des collectivités en viandes blanches s’opère, principalement, auprès de deux types de fournisseurs:- des abattoirs avicoles modernes agréés.- Des tueries traditionnelles ou ateliers de plumaison “riachates”.En dépit de l’existence de textes de loi qui imposent le contrôle sanitaire de toutes les denrées animales et d’origine animale au cours de leur préparation, vente, mise en vente ou stockage et de la circulaire spécifique qui impose aux collectivités de s’approvisionner auprès des abattoirs agréés, il est regrettable de constater qu’une proportion importante de leurs achats s’effectue encore à travers les circuits traditionnels. Ne respectant pas les minima en matière d’hygiène et de sécurité, les circuits traditionnels d’abattage et de distribution constituent un réel danger pour la santé du consommateur et nuisent aux intérêts de l’économie, d’autant plus que le Maroc s’est engagé résolument à accueillir 10 millions de touristes par an à l’horizon 2010. Pour accueillir, Messieurs, il faut bien servir.A. [email protected]


Eco-Info

. Volaille abattue, quelques textes de loiDECRET n° 2-95-908 du 18 moharem 1420 (5 mai 1999) pris pour application de la loi n° 17-88 relative à l’indication de la durée de validité sur les conserves et assimilées et les boissons conditionnées, destinées à la consommation humaine ou animale: Port obligatoire de la date limite de validité (DLV) pour :- volailles entières éviscérées conditionnées réfrigérées- volailles entières éviscérées conditionnées congelées- pièces de volailles conditionnées réfrigérées- pièces de volailles conditionnées congelées ou surgelées- semi-conserve de viande ou de volaille- Arrêté conjoint du ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Eaux et Forêts, du ministre de la Santé (26 février 2001) relatif à la durée de validité et aux conditions de conservation de certains produits:- volailles entières éviscérées et pièces de volailles conditionnées réfrigérées 6 jours et +3 °C- volailles entières éviscérées et pièces de volailles conditionnées sous vide réfrigérées: 12 jours 3 °C- pièces de volailles assaisonnées ou enrobées conditionnées réfrigérées : 6 jours 3 °C.Dr. BEN YAHIA A.AMPOC- Ké[email protected]

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