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Conjoncture: Scepticisme des opérateurs

Par L'Economiste | Edition N°:1825 Le 04/08/2004 | Partager

. Les industriels n'entrevoient pas de relance de l'activité pour 2004. Le CMC, lui, table sur une croissance globale de 4,4%La dernière enquête de conjoncture du Centre marocain de conjoncture (CMC) sur l'activité industrielle, dont les résultats ont été rendus publics en juillet, montre que “les industriels marocains n'entrevoient pas encore une relance franche de l'activité économique de leur secteur”. Cette appréciation concerne particulièrement le deuxième semestre 2003 et le début de l'année 2004 puisque le déroulement de l'enquête a eu lieu du 5 décembre 2003 au 28 mars 2004 auprès de 156 chefs d'entreprise industrielle. Les industriels interrogés estiment que “leurs performances sont aussi bonnes pour le deuxième semestre 2003 qu'en 2004”. Les appréciations sont toutefois différentes en fonction des branches d'activité industrielle. Dans le secteur des industries alimentaires, l'amélioration a été nette durant le second semestre 2003 par rapport à la même période en 2002. La bonne pluviométrie enregistrée en est certainement à l'origine. Les secteurs des boissons, industries métallurgiques de base, ouvrages et métaux et production de matériels d'équipement, du matériel électrique et électronique ont également enregistré une progression favorable. Ce n'est pas le cas de nombreuses autres branches de l'activité économique. Le secteur de l'habillement a en effet enregistré une basse conjoncture durant cette période. Plus de 71% des industriels interrogés ont indiqué avoir observé une chute importante des commandes alors qu'à peine 38% ont constaté une stagnation. La compétition mondiale et la concurrence chinoise compliquent passablement la situation. Constat quasi similaire pour les industries d'articles de chaussures en cuir. L'activité sectorielle s'est nettement détériorée au cours de la deuxième moitié de l'année 2003. Toutefois, les industriels estiment que 2004 enregistrera une stagnation de l'activité. Par ailleurs, les branches des articles de bois, vannerie et meubles ont également noté une baisse de leur production. Le secteur du papier et carton, celui de la transformation des minéraux, de la chimie et parachimie, des articles en caoutchouc ou plastique et celui du matériel de transport ont pour leur part stagné. Les performances de l'activité industrielle sont la conséquence de la conjoncture, à la fois nationale et internationale. Sur le plan international, la situation en 2003 a été marquée par la guerre en Irak ainsi que par les perturbations qu'elle a engendrées, en particulier, au niveau des fluctuations du prix du pétrole. Les analystes du CMC estiment que “bien que l'impact de ces événements sur le plan économique global ne se soit pas manifesté de façon brutale, il a été très perceptible dans le milieu des affaires”. Plus de 89% des personnes questionnées dans le cadre de l'enquête affirment que l'évolution de la conjoncture internationale a conditionné l'activité de leur entreprise. Cette influence a été défavorable pour près de 70% de ces industriels. L'ampleur de l'impact diffère encore une fois selon la branche d'activité. Ainsi, il a été particulièrement sensible dans les industries alimentaires, l'habillement, papier et carton, produits des industries métallurgiques de base et articles en caoutchouc et plastique. Au niveau national, l'actualité a été marquée par une situation relativement favorable. La croissance a été au rendez-vous, même si elle ne réussit pas à masquer un déficit budgétaire patent, ni à résorber le chômage. La consommation des ménages a évolué positivement et les prix n'ont pas connu de dérapage, tout comme le climat social qui n'a pas été ébranlé. Malgré cette conjoncture, les opérateurs considèrent que leurs objectifs de production n'ont pas été pleinement atteints. Les capacités de production n'ont été que moyennement sollicitées par les chefs d'entreprise. Plus de 90% des personnes sondées ont émis ce jugement et ont déclaré que leur capacité de production n'avait été que partiellement utilisée. Les prix de vente ont, dans leur grande majorité, connu de très faibles modifications au cours du dernier semestre de 2003. Une situation similaire a caractérisé le premier semestre 2004. Dans ce contexte global d'incertitudes, les entreprises marocaines hésitent à entreprendre de nouveaux investissements, particulièrement ceux visant la création de nouvelles activités. Cette tendance devrait être identique en 2004, à en croire les déclarations des opérateurs.Malgré ces avis défavorables, le CMC table sur une croissance économique de 4,4% en 2004. L'environnement international semble plus favorable ainsi que celui qui prévaut dans les pays partenaires économiquement.Amale DAOUD

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