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Politique

Communales
Casablanca-Sidi Moumen: Une journée de campagne dans un “quartier chaud”

Par L'Economiste | Edition N°:1595 Le 05/09/2003 | Partager

. Les candidats multiplient leurs visites au bidonville Thomas…. … où un accueil très froid les attend S'il n'y avait pas les attentats du 16 mai, la campagne électorale n'aurait pas eu autant d'impact au bidonville Thomas. Le mauvais souvenir des kamikazes originaires de ce quartier est encore présent dans l'esprit des habitants. Sans en faire un thème de campagne, les candidats multiplient leurs visites dans ces quartiers chauds, afin de gagner le vote des 30.000 familles des bidonvilles de Sidi Moumen. Mais la tâche ne sera pas facile aux 19 concurrents de cet arrondissement qui couvre désormais Ahl Loghlam. Habitués aux caméras et visites des journalistes, les électeurs expriment clairement leurs besoins et refusent les discours démagogiques des partis. Sur un ton accusateur, ils dénoncent la gestion communale qui les a marginalisés. «On ne voit les candidats que pendant la campagne électorale. Après, ils ne sont plus là«, lance une bidonvilloise. «Il faut créer de l'emploi pour nos enfants. On ne veut plus de promesses sans lendemain«, ajoute-t-elle. Un jeune distributeur de tracts tente de la convaincre que l'avenir sera meilleur, mais en vain. «Depuis trois décennies, je vote pour eux, qu'est ce qu'ils ont fait…? Rien. On ne veut plus être montré du doigt parce qu'on est pauvre«, réagit une autre habitante de ce quartier. «Laissez-moi tranquille«, lance pour sa part un transporteur d'eau sur une charrette. «Je ne voterai pas tant que d'autres fontaines d'eau ne sont pas construites«, explique-t-il. Cet habitant du bidonville Thomas traverse tout le quartier pour s'approvisionner en eau potable. L'expérience des élections précédentes a terni l'image des candidats. «Nous sommes allés voir l'ex-président de la Commune de Sidi Moumen pour résoudre un problème, sa femme nous a traités des «karianiates« (bidonvilloises)«, raconte des électeurs. Ces derniers ne semblent pas être motivés pour les communales. Certains regrettent l'absence du PJD qui ne se présente pas dans de leur arrondissement. Les autres partis, eux, veulent gagner les nombreuses voix des «islamistes«. Cette catégorie de la population semble être favorable au président sortant qui quitte l'UC pour se présenter SAP. Mais la campagne électorale n'est pas très enthousiaste. L'absence des têtes de liste lors des tournées y est pour quelque chose. Les mandataires des partis désignent des jeunes issus des quartiers chauds pour mener campagne. Des dizaines de jeunes distribuent des tracts et font le porte-à-porte au bidonville. Le président sortant de la commune de Sidi Moumen a constitué 9 équipes pour couvrir ce territoire communal (Thomas, Rhamna, El Machrouû, Douar Sekouila, Attacharouk, Sidi Moumen Laqdim, Anassi, Ahl Loghlam, Douar El Ghalia). L'une des équipes est baptisée «Thomas«. Sous le signe de «l'échelle«, le président sortant est à la tête d'une liste SAP. «On veut juste marquer notre présence. Mais la vraie campagne commencera la semaine prochaine«, indique-t-il. Les premières équipes SAP ont été envoyées sur le terrain dès le week-end dernier, comme c'est le cas pour d'autres partis comme le FFD, dont les dépliants sont encore visibles au bidonville Thomas. Les candidats sont encore au stade des dernières retouches avant de passer à la vitesse supérieure. Dans beaucoup de cas, leur programme tourne autour du relogement. Pour donner de l'ambiance à la campagne, des militants de partis scandent: «Les pauvres, les démunis, votez pour nous«, «Allez-y jeunes, votez aujourd'hui« ou encore «Mère, mère, la fête est là, rassemblez-nous. Notre candidat réussira et la commune nous servira«. Dans une ruelle étroite, des femmes attirées par cette ambiance reçoivent des tracts avec le signe de l'échelle. «Faites attention en montant l'échelle… vous risquez de tomber«, leur dit une passante sur un ton ironique.Ali JAFRY

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