×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Politique

Communales
Casablanca-Sidi Belyout: Une journée de campagne avec le PJD

Par L'Economiste | Edition N°:1594 Le 04/09/2003 | Partager

. Aucune référence à la religion dans les tracts du parti La campagne du Parti de la Justice et du Développement (PJD) pour les élections communales du 12 septembre 2003 n'a rien de commun avec celle des dernières législatives. Ni slogans, ni attroupements. Les joutes oratoires de la campagne électorale pour les législatives ne sont plus de mise. Comme il est à constater qu'il n'est fait aucune référence, ni même allusion à la religion ni à l'islam dans les tracts et dépliants distribués dans les rues. Il est vrai que les événements du 16 mai dernier sont encore relativement frais dans la mémoire populaire. Des événements qui ont directement causé quelques torts au parti à tendance islamiste.Le PJD est certes présent dans les élections communales et compte bien remporter quelques sièges, voire quelques arrondissements à Casablanca. Mais, les responsables du parti ont voulu leur campagne électorale plus discrète, moins voyante. Cela ne veut pas pour autant dire que les candidats restent les bras croisés. Bien au contraire, ils battent la semelle en parcourant quotidiennement des dizaines de kilomètres. Aussi, poignées de main et discussions avec les populations sont fréquentes.En fait, ce sont les candidats qui mènent eux-mêmes leur campagne. Les autres militants du parti les accompagnent rarement dans leurs sorties. C'est que l'on veut à tout prix éviter le tapage inutile. Dans sa stratégie de campagne, il semble que le PJD a franchement opté pour le contact direct, le porte-à-porte. Dans les rues commerçantes du 1er arrondissement, les dépliants sont distribués aux populations. On sait que ces rues ne sont pas fréquentées uniquement par les habitants du quartier. Tout Casablanca passe par là. Les commerçants et habitués de ces rues accueillent les candidats, posent quelques questions, soulèvent des remarques et rappellent aux candidats les problèmes que connaît le quartier. L'insécurité arrive en… tête de liste.Dans leur tournée électorale, les candidats du PJD, du moins ceux qui se présentent à Sidi Belyout, gardent le sourire. Un sourire franc qu'ils partagent souvent avec les citoyens qui posent la question “pourquoi al misbah?”. Ils n'hésitent pas à éclairer leur lanterne en leur expliquant la portée de ce symbole électoral. C'est la “lumière et la transparence”. La lumière pour “gérer les affaires de l'arrondissement dans la clarté et la clairvoyance, sans frasques, alors que la transparence doit présider à cette gestion. Rien ne doit être caché aux citoyens. Ils doivent être régulièrement tenus au courant des faits qui se passent dans leur arrondissement et de la bonne marche des services ”. C'est que le programme du PJD a inscrit l'établissement de normes de qualité dans la prestation des services parmi ses priorités tout autant que la participation du citoyen à la gestion de la chose locale. Une autre manière, affirme-t-on, de consolider la démocratie locale. Une commune agissante génère forcément un développement global et durable.La tournée, qui aura duré plus de quatre heures dans les dédales et les ruelles de l'ancienne médina, s'est déroulée dans le calme et la responsabilité. Les candidats du PJD dans cette commune sont allés à la rencontre des électeurs pour les convaincre de voter en leur âme et conscience.


Le PJD absent de Sidi Moumen

Le PJD n'a pas présenté de liste à Sidi Moumen. Pas plus qu'il n'en a présenté dans d'autres quartiers dits chauds de la métropole. Il est évident que les événements du 16 mai dernier pourraient jouer de mauvais tours au parti à tendance islamiste. Certes, le PJD a clamé haut et fort qu'il n'avait rien à se reprocher et qu'il n'était en rien concerné par ces événements du fait même que ses leaders ont dénoncé les attentats. Toutefois, les responsables du PJD, n'ont pas voulu couvrir tous les arrondissements de Casablanca. Mais, paradoxalement, ce sont les quartiers chauds de la ville, notamment Sidi Moumen, qui n'ont pas retenu l'attention et ont été exclus des ambitions électorales du PJD. De là à penser que le parti à tendance islamiste les a volontairement ignorés…


23 listes

Le nombre de listes déposées pour l'élection du Conseil d'arrondissement de Sidi Belyout a été de l'ordre de 23. Pratiquement tous les partis politiques veulent siéger dans ce conseil. En termes de chiffres, 736 candidats briguent donc les 32 sièges du Conseil d'arrondissement. Soit une moyenne de 23 candidats pour chaque siège de membre du Conseil. En outre, aucune liste SAP n'a été déposée à Sidi Belyout. J. E. H.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc