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Economie

Comment relever les défis de la société d'information

Par L'Economiste | Edition N°:1595 Le 05/09/2003 | Partager

. La Francophonie prépare le Sommet mondial prévu à Genève en décembre. Un des principaux facteurs d'exclusion est d'ordre économique. La diversité culturelle et linguistique, la bonne gouvernance, la recherche de la paix et le renforcement des capacités des pays duSud. Tels sont les champs prioritaires qui ont été discutés lors d'une conférence ministérielle francophone sur la société de l'information. L'objectif de cette manifestation, qui a eu lieu jeudi 4 septembre à Rabat, est de débattre et finaliser la contribution des pays francophones au Sommet mondial sur la société de l'information (SMSI) qui se tiendra en deux temps, à Genève en décembre 2003, puis en Tunisie en novembre 2005.Ce Sommet sera organisé sous le patronage de Kofi Annan, secrétaire général de l'Organisation des Nations unies et l'Union internationale des télécommunications qui sera chargée de diriger les préparatifs. Dans cette perspective, différentes régions francophones ont élaboré des propositions qui seront soumises au Sommet mondial. «Il me paraît, à ce titre tout à fait opportun, que la francophonie, espace linguistique et culturel, riche de sa diversité et son pluralisme, participe activement à ce processus«, a souligné Driss Jettou, premier ministre marocain. Selon lui, le monde moderne vit de nos jours une mutation sans précédent engendrée par le développement de la «société de l'information«. Le Maroc s'est engagé dans cette dynamique, en accordant dès le début des années 80, une autonomie à la gestion du secteur des télécommunications. Néanmoins à un moment où les nouvelles technologies font naître l'espoir de venir à bout des problèmes que sont la pauvreté, l'analphabétisme et les pandémies, il y a aussi la crainte de voir s'élargir la fracture numérique«, poursuit Jettou. Pour sa part, Adama Samassékou, président du comité préparatoire du SMSI, estime que le temps est venu “d'emprunter le raccourci du numérique pour mettre en œuvre de grands programmes. Par ailleurs, d'autres question ont été mises sur le tapis. Figurent notamment le respect de la délégation universelle des droits de l'homme et la liberté d'opinion et d'expression. Ces derniers constituent la condition préalable d'une société de l'information démocratique. De même, les technologies de l'information doivent être mises au service de la bonne gouvernance, en favorisant la mise en oeuvre du principe de transparence comme règle de fonctionnement des institutions. Pour sa part, Moritz Leuenberger, conseiller fédéral suisse, a plaidé pour l'accès de chacun, quel que soit sa langue et son niveau de richesse, à l'information et à ses réseaux. “Les 80% de la Toile sont conçus en anglais”, ce qui exclut d'emblée tous ceux qui ne comprennent pas cette langue, a-t-il souligné. Un des principaux facteurs d'exclusion est d'ordre économique. “Frein considérable au développement et à la bonne gouvernance, la fracture numérique entre le Sud et le Nord doit être comblée”, a indiqué M. Leuenberger.La société d'information doit aussi renforcer les moyens de veille et de prévention pour consolider la paix. A cet égard, le SMSI se penchera sur les énormes défis politiques, économiques, sociaux et culturels.Adil EL JOUALI

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