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Comment Casablanca veut soigner son urbanisme

Par L'Economiste | Edition N°:2209 Le 08/02/2006 | Partager

. Tramway, asphaltage, pénétrantes… les grands chantiers. Tourisme: Nouveau positionnement. Marina, Avenue Royale, littoral… sortent du tiroirDe la passion et de la patience. Voilà ce qu’il faut, estime Mohammed Sajid, maire de la ville, pour repositionner Casablanca dans le contexte international et national. A l’image de ce qui se passe ailleurs, la capitale économique est de plus en plus urbaine, malgré la subsistance de foyers ruraux (ruralisation de la ville). Une évolution qui impose de prendre en compte «la cité» comme principe dominant de gouvernance. L’objectif est de redonner à Casablanca son rayonnement d’antan tout en pérennisant son positionnement industriel. Ce qui requiert une approche et une gestion plus pragmatiques, aujourd’hui, plus accessibles depuis la nouvelle organisation de la ville. «L’unité de la ville permet de mieux assurer la fluidité et le décloisonnement», affirme le président du Conseil de la ville qui rappelle au passage les voies d’aménagement non réalisées du fait du découpage administratif et du saucissonnement de la ville. Pour reprendre en main la question de l’urbanisme de la métropole, des chantiers sont enclenchés. Depuis près de deux ans, deux études sont lancées, avec l’appui de l’Institut d’aménagement et d’urbanisme de la région Ile de France. La première concerne l’élaboration du plan de développement stratégique qui sera traduit en schéma directeur avec les grandes orientations pour 2025. La seconde est l’étude du littoral qui prendra fin vers avril. En attendant, la réhabilitation de l’ancienne médina est en cours. Objectif: redonner une âme à la ville, une culture via les anciens quartiers de la médina. «Il s’agit de réconcilier les Casablancais avec l’histoire de leur cité», promet Sajid. Un pari qui ne saurait être gagné sans une vision prospective. Le projet d’urbanisation de l’aérodrome de Casa-Anfa s’inscrit dans cette logique. A partir de mars prochain, des opérations de déménagement du site d’accueil des bases aériennes ainsi que la plate-forme de l’aviation privée débuteront. Elles seront logées à Ben Slimane où des pistes existent déjà. Les unités militaires, elles, déménageront vers fin 2006. «C’est l’opportunité du siècle. Casablanca pourra bénéficier d’une réserve foncière importante au cœur de la ville. Un projet à la fois urbain, économique et social». Le projet Tanger-Med fait des émules. Le choix de projets structurants pour la métropole conforte cette thèse. A l’image de la capitale du détroit, des projets importants serviront de noyau autour duquel viendront se greffer des équipements et partant une nouvelle dynamique. En premier, le projet de l’Avenue Royale, qui date des années 80, refait surface avec un changement de bailleur de fonds: la CDG remplace donc la Sonadac. Le projet de la Marina est logé à la même enseigne puisque sa gestion vient d’être également confiée à la Caisse de dépôt et de gestion. «Ce sera une nouvelle vision plus humaine qui rejoint la perception du Conseil de la ville», estime le maire. Globalement, la réflexion sur la refonte des plans d’aménagement du littoral va dans le sens d’une vision touristique. «Il va falloir sortir du schéma actuel qui nous cantonne en une place économique. Le tourisme est un levier de développement inéluctable», analyse Sajid. Le projet de la Marina est situé sur 24 hectares de remblais gagnés sur l’océan entre le port (Est) et la Mosquée Hassan II (Ouest). Outre le port de plaisance, le programme prévoit des logements, commerces dont une grande surface, des bureaux, hôtels et restaurants. Des projets qui ne trouveraient toute leur portée qu’en dehors d’une mobilité et d’un circuit fluide de déplacement. «La ville a complètement occulté le transport. Il est temps qu’il prenne toute l’importance qu’il se doit», estime le maire. Les conclusions d’un diagnostic des dysfonctionnements actuels et futurs dictent le recours à un plan de déplacement urbain (PDU). Une étude qui devait être réalisée il y a quelques années. Mais, ne dit-on pas, vaut mieux tard que jamais. Aujourd’hui, l’étude est en phase finale. Lancée depuis 18 mois, elle verra le jour vers juin, annonce la mairie. Hormis la mise en place des plans de circulation, l’amélioration de la fluidité du parc, le PDU vise à garantir plus de sécurité pour les usagers. Mais le système Tramway adopté au Conseil de la ville reste le projet-phare structurant pour la ville. Les premières études pour sa mise en place seront lancées incessamment. Une convention avec Bordeaux a été signée pour les études de faisabilité. «Nous comptons recourir à des technologies pointues qui permettent d’éviter l’alimentation par le haut. Ce qui permettra la réhabilitation de l’espace urbain avec une prise en compte de la qualité de vie». Pour accompagner cet arsenal, la mairie prépare une nouvelle signalétique afin de corriger les erreurs de jalonnement et d’adressage. Parallèlement, un système d’identité géographique (SIG) sera mis en place. Il permettra un adressage et un repérage efficients. Pour couronner le tout, une réfection des voieries et des trottoirs est envisagée. Exit les carreaux, matériau peu résistant. Place à l’asphaltage. Désormais, une mise à niveau des trottoirs sera entamée avec recours systématique à l’asphalte (mélange de bitume et du goudron), technique courante dans les métropoles européennes.


Embellissement de la Corniche

L’étude pour l’aménagement du littoral de Casablanca menée par l’Agence urbaine de Casablanca et l’Institut d’aménagement et d’urbanisme de la région Ile de France prendra fin vers avril. Le schéma directeur actuellement en cours d’étude couvre une surface d’environ 12.000 km2. Il comprend un littoral allant de la commune de Dar Bouazza (Ouest) à celle de Mansouria dans la préfecture de Ben Slimane (Est) et qui occupe un linéaire d’environ 65 km. Ce plan de référence se veut un document d’action, un facilitateur de projets qui engagerait les adhérents pour une quinzaine d’années. La transformation du littoral se fera sur les rares terrains non encore bâtis mais beaucoup plus par densifications ou changements d’affection et à travers de grands projets urbains: la Marina, la nouvelle corniche et l’Avenue Royale.


Les pénétrantes

Un nouvel arrivant à Casablanca, par n’importe quelle voie d’accès, n’a pas l’impression d’entrer dans une grande métropole. «Les pénétrantes sont dans un tel état de délabrement que le visiteur a le sentiment d’accéder à un petit patelin», reconnaît le maire de la ville. Une situation qui ne peut durer compte tenu des nouvelles ambitions. Une convention vient d’être signée avec le ministère de l’Equipement pour la réfection et la mise à niveau des accès de la ville. «Toute la problématique des pénétrantes sera prise en compte de façon à améliorer les axes de et vers El Jadida, Médiouna, Tit Mellil, Berrechid et Mohammédia. Khadija EL HASSANI & Amin RBOUB

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