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Quelle politique de logement pour Casablanca?

Par L'Economiste | Edition N°:2209 Le 08/02/2006 | Partager

L’Ulpim (Union des lotisseurs et promoteurs immobiliers du Maroc) et l’Alpic (Association des promoteurs immobiliers de Casablanca) organisent en partenariat avec L’Economiste, une rencontre sur l’urbanisme à Casablanca, le mercredi 8 mars. Lors de cet atelier, seront présentées les attentes des Casablancais en matière de logement, le commerce et l’industrie, le transport et les équipements et enfin la culture, les loisirs et l’environnement.Les recommandations seraient éventuellement retenues dans une vision claire des orientations économiques et sociales édictées par la ville et proposeraient une meilleure organisation urbanistique à la veille de la réalisation du nouveau schéma d’aménagement. Un débat a d’ores et déjà été ouvert sur le site web de L’Economiste où les internautes expriment leurs attentes autour des thèmes cités plus haut. Depuis son ouverture, il y a une dizaine de jours, près d’une centaine de messages ont été enregistrés. C’est dire l’importance du sujet et des besoins des CasablancaisA partir d’aujourd’hui, et jusqu’au 1er mars, L’Economiste offre aux organisateurs un espace de réflexion. Cette semaine, le thème abordé est le logement.VILLE importante d’environ quatre millions d’habitants, Casablanca est le reflet vivant d’un Maroc moderne, tourné vers l’avenir et ouvert sur le monde extérieur. Cette cité séduisante reste, cependant, confrontée à de multiples problèmes urbains et organisationnels l’empêchant de se hisser au niveau des grandes métropoles mondiales. La politique urbaine mise en place depuis deux décennies a buté sur un formalisme procédural dicté par un arsenal juridique et réglementaire de l’urbanisme qui est souvent à l’origine des dysfonctionnements énormes. Au niveau national, l’avènement du code de l’urbanisme en cours coïncide avec le renouvellement du schéma directeur d’urbanisme et d’aménagement de la ville de Casablanca. Les préoccupations contenues dans le futur code de l’urbanisme devraient inspirer les responsables locaux dans les différentes projections urbaines en cours, bien que les besoins de la ville en termes d’infrastructure, d’équipement et de grands travaux n’ont aucune mesure commune avec les possibilités des finances locales, consacrées essentiellement au budget de fonctionnement. Le projet urbain pour Casablanca devra mettre en exergue certains objectifs afin d’insuffler de nouvelles impulsions à atteindre dans le cadre du développement économique et social de la ville:- Une efficacité économique permettant à Casablanca de tirer profit des nouvelles évolutions liées à la nouvelle répartition du travail tout en veillant à préserver ses acquis industriels. Casablanca est en passe de devenir une capitale des services.- Une équité sociale à rechercher, basée sur une mixité urbaine afin d’éviter les déséquilibres sociaux.Le mouvement de la périurbanisation lié à la pression urbaine est à l’origine du débordement de la ville sur sa périphérie, laquelle est dépourvue d’infrastructure, d’équipement et où règne un désordre urbain. Le développement de l’habitat insalubre et anarchique est la conséquence directe de la non-maîtrise de cette urbanisation.C’est à Casablanca où il y a le plus de logement disponible et en cours de construction et où se concentrent les promoteurs les plus organisés. Paradoxalement, Casablanca regroupe le plus grand nombre de bidonvilles malgré les efforts déployés par le gouvernement et la profession. La promotion immobilière privée s’est énormément développée durant les dernières années grâce à l’organisation du secteur et au professionnalisme des promoteurs immobiliers, malgré la dominance des programmes de logements sociaux qui ont généré quelques problèmes de rentabilité aux promoteurs du secteur du moyen standing, et par ricochet du haut standing. Alors que le logement social bénéficie de toute l’attention fortement justifiée, les autres segments continuent à subir la pression fiscale, la pénurie du terrain et les lourdeurs administratives. Le financement des acquéreurs a connu des améliorations des conditions d’octroi de crédit. Toutefois, aucun instrument d’encouragement et/ou d’incitation fiscale à l’épargne n’est mis en place pour permettre à de larges couches de se préparer à l’acquisition d’un logement. Globalement, de plus en plus de Casablancais sont propriétaires de logements, contre une régression de l’immobilier locatif. Les plus démunis des bidonvillois sont dans l’impossibilité de mobiliser l’avance personnelle pour l’acquisition d’un logement et trouveraient dans l’habitat locatif une solution à cette contrainte financière. En conclusion, le logement constitue l’une des nombreuses composantes de l’urbanisme, et le rôle du promoteur immobilier privé ne peut être pleinement joué que dans le cadre d’une politique de l’urbanisme clairement établie, qui réponde le mieux aux besoins de la ville et de ses usagers et où les responsabilités de chacun sont clairement définies.Youssef IBEN MANSOUR, président Alpic- vice-président Ulpim


Restituez à la ville son aura!

CASABLANCA a fait rêver par sa dimension urbanistique des générations entières. Qu’en reste-t-il aujourd’hui? Le rêve se transforme année après année en cauchemar au point où, si Casablanca est la capitale économique du Maroc -et la première image du Maroc pour nombre d’investisseurs-, elle devient une ville dortoir fuie par ses habitants au moindre long week-end.Elle n’est plus Casablanca La Blanche, une ville agréable de loisirs et de culture où il fait bon vivre et travailler. Elle résonne désormais comme une ville stress, bruit, pollution…En matière d’immobilier, la situation est critique: l’offre ne correspond plus du tout à la demande, des problèmes de fluidité et de transparence du marché, des problèmes de foncier et d’ordonnancement architectural se posent de manière sérieuse… Toutefois, la situation n’est pas catastrophique. D’autres villes en Europe et ailleurs -Barcelone, etc., ont souffert de maux aussi importants que ceux dont souffrent Casablanca et ont été repris en main.Le dernier discours royal prononcé lors de la journée nationale de l’architecte montre, outre l’intérêt de Sa Majesté pour l’urbanisme, une réelle volonté d’améliorer notre environnement urbain pour un meilleur développement humain. Une politique cadre, le rôle des autorités dans le processus avec la mise en place de mesures concrètes et, une implication de la société civile dans le processus de développement, sont en train de faire naître une dynamique globale qui devrait aboutir sur un plan de restructuration intelligent et durable de la ville. Alors, à quand le développement humain dans nos villes? A quand le rêve et la fierté de vivre à Casablanca? A quand, la renaissance de Casablanca? Casablanca Art déco, Casablanca Balnéaire, Casablanca Modernité, Casablanca Tradition, Casablanca Loisirs, Casablanca La Blanche, Casablanca La Grande…L’enjeu est crucial tant sur le plan économique que social et tout le monde aujourd’hui en a conscience… d’où le débat multidisciplinaire pour redresser la situation des générations futures après une évaluation objective de l’état de la ville.Laurence VERNETVernet Immobilier

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