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Comment Ben Laden veut relier l’Afrique à l’Asie

Par L'Economiste | Edition N°:2834 Le 05/08/2008 | Partager

. 200 milliards de dollars pour des répliques de Dubaï. Un projet ouvert aux investisseurs internationaux. 2 «villes futuristes» intégrées de part et d’autre de la mer Rouge L’étape du Yémen a été annulée sans autre forme d’explication. Et l’absence remarquée des autorités de ce petit pays du Moyen-Orient à la conférence de Djibouti, capitale éponyme de cet Etat de l’Afrique de l’Est, le 28 juillet, pour l’annonce officielle du projet d’Al Noor City, laisse planer le doute. Bien que, du côté du promoteur, l’on assure que «les accords entre les gouvernements du Yémen et de Djibouti sont déjà conclus pour entamer les discussions à propos des modalités d’investissements institutionnels». Un projet de deux «villes futuristes», des répliques miniatures de Dubaï, situées de part et d’autre de la mer Rouge. A quelques kilomètres de Obock, ville djiboutienne, et de Mocha au Yémen, sur l’axe des deux capitales Djibouti et Sanaa. Al Noor City au Yémen livrera une ville de 1.500 kilomètres carrés, à la pointe sud-ouest du pays, et Al Noor City, côté Djibouti, 1.000 kilomètres.Sans nul doute, l’histoire dira que Tarek Mohamed Ben Laden est l’homme qui a relié l’Afrique à l’Asie. A travers sa structure, Al Noor Holding Investment, le milliardaire saoudien a conçu et monté financièrement ce projet dont le lien ombilical sera un pont suspendu de 28,5 km au-dessus de la mer Rouge avec une autoroute à six voies et quatre rails pour voie étroite ainsi que des aqueducs et des oléoducs. Un projet pharaonique de 200 milliards de dollars d’investissement de base que le promoteur entend ouvrir aux investisseurs internationaux. En trois phases, sur 15 ans à partir de 2009, le demi-frère de Oussama Ben Laden a pris le ferme engagement de métamorphoser cette partie du monde. «Il n’y pas de raison que ce projet ne se réalise pas. Dubaï n’est pas une invention du ciel», Tarek Mohamed Ben Laden coupe court aux suspicions. Pour lui, «ce projet d’infrastructure ambitieux reliant les continents vise à catalyser le développement économique de l’Afrique et du Moyen-Orient». Pourquoi Djibouti? La question que se posait la plupart des 68 journalistes présents à Dubaï (point de chute), deux jours avant la conférence de Djibouti. D’abord pour des raisons stratégiques et géographiques. «Ce sont les deux points les plus proches pour relier l’Afrique à l’Asie. De plus, Djiboutiens et Yéménites sont deux peuples culturellement très proches», s’en défend le patron d’Al Noor Holding. Tarek Mohamed Ben Laden se dit ouvert à toute proposition d’opportunité d’investissement. Peut-on imaginer un tel projet entre le Maroc et l’Espagne? Le porteur du projet Al Noor City estime qu’il est encore plus facile de réaliser ce genre de projet de ce côté-là où le gros du travail portera juste sur la réalisation du pont de liaison. «Les villes marocaine et espagnole de part et d’autre du détroit ne nécessiteront qu’une mise à niveau. C’est beacoup moins de travail et d’investissement que de créer des villes en partant de rien». Ceci dit, le projet fonde son business plan sur sa pertinence à convaincre des investisseurs du monde entier, notamment ceux des pays émergents: Brésil, Chine, Inde et Russe. Pour l’ingénieur en chef du projet, Mohammed Ahmed Al Ahmed, grâce au développement détaillé du plan d’activités et des plans directeurs pour les 2 villes et le pont, «les porteurs du projet sont en mesure de discuter avec les investisseurs potentiels de leurs opportunités». A la faveur de la perte de confiance dans les bénéfices fortement liés au pétrole, les économies du Moyen-Orient cherchent à diversifier leurs sources. Ainsi, «les routes commerciales traditionnelles à travers le Moyen-Orient et l’Afrique, longtemps négligées à cause de l’augmentation du transport maritime et aérien, ressusciteront lorsque les deux villes Al Noor seront reliées grâce à une route et un pont ferré traversant la mer Rouge», prophétisent les promoteurs. Ce pont, le «Bridge of the Horns», son nom, au programme de la troisième phase du projet, sera la première connexion physique entre l’Afrique et le Moyen-Orient, depuis l’ouverture du Canal de Suez en 1869. En soi, il devrait se révéler un business rentable. On y prévoit un trafic de 100.000 voitures et de 50.000 passagers ferroviaires par jour, en plus des milliers de tonnes de marchandises transportées par route et rail.Grâce à leurs particularités, ces villes rivaliseront avec les plus grands centres commerciaux, financiers, d’affaires et touristiques du monde. Au plan conceptuel, l’urbanisation prendra en compte la synergie entre les différents quartiers pour faciliter ainsi les échanges. «L’emplacement géographique des villes Al Noor à Djibouti et au Yémen fera de celles-ci les centres commerciaux et de distribution les plus grands d’Afrique, du Moyen-Orient, voire du monde». Elles devraient abriter tous les services essentiels à une métropole moderne et de haute technologie. En plus, le projet offrira trois zones commerciales, des campus de recherche et de développement, des parcs technologiques, des quartiers financiers et commerciaux. Selon les promoteurs, ces 2 villes abriteront certaines des institutions scolaires les plus raffinées, des équipements médicaux de pointe et de fantastiques attractions touristiques qui feront de ces villes des destinations incontournables. In fine, «l’objectif est de créer des villes globalement intégrées reliant deux continents». Vaste programme.


Qui est Tarek Ben Laden

Docteur Tarek Mohamed Ben Laden, demi-frère d’Oussama, 60 ans, est président du conseil d’administration de Middle East LLC, un fonds d’investissement saoudien basé à Dubaï. Cheikh, pour les intimes et proches collaborateurs, il est le fondateur/propriétaire de Al Noor Holding Investment. L’aîné des enfants du fondateur du groupe saoudien Ben Laden (SBG), Cheikh Mohamed Awad Ben Laden, est connu pour ses grosses prises de risques dans le business. Aux Assises du tourisme à Alger en février dernier, il a évoqué ses projets de réalisation dans le secteur touristique dans ce pays. Partage-t-il les idées salafistes de son jeune frère? Tarek Mohamed Ben Laden fait savoir qu’“il n’y a aucun effet de causalité pour établir ce genre de raccourci”. Bien qu’il reconnaît que “oui, porter le nom de Ben Laden est devenu difficile, mais ce n’est pas rédhibitoire dans le domaine des affaires”. La preuve!B. T.

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