×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

Collectivités locales
Un projet d’accord divise les syndicats

Par L'Economiste | Edition N°:2385 Le 18/10/2006 | Partager

. Le ministère de l’Intérieur fait de nouvelles propositions. Mais l’UMT annonce une grève générale ce jeudi 19 octobre. Toujours pas de prime spéciale malgré une faible grille de salaire Le mouvement de protestation se poursuit au sein des Communes. Une nouvelle grève générale est annoncée ce jeudi 19 octobre par la Fédération nationale des ouvriers et fonctionnaires des collectivités locales de l’Union marocaine du tavail (UMT). Elle vient donc s’ajouter à la série de grèves menées par le collectif des syndicats, depuis deux ans. Mais, cette fois-ci, l’UMT fait cavalier seul. D’autres syndicats notamment l’UGTM et la FDT ont décidé de ne pas se joindre au mouvement et préfèrent attendre les négociations avec le gouvernement. A l’origine de cette division, le projet d’accord proposé par la direction générale des Collectivités locales (DGCL) au sein du ministère de l’Intérieur. Après plusieurs tractations infructueuses, celle-ci a dernièrement convoqué les bureaux des syndicats pour exposer ses nouvelles propositions. «C’est un document rédigé de manière unilatérale», proteste un syndicaliste. «Non seulement la DGCL veut nous l’imposer sans en avoir négocié les clauses, en outre, mais elle y ignore une grande partie de nos revendications. Pire encore, certains engagements pris par le ministère à l’issue des précédentes réunions n’y figurent plus», ajoute-t-il. D’autres syndicats espèrent, pour leur part, de nouvelles discussions sur la base du projet proposé. L’UMT reste sceptique quant à cette éventualité et critique «un manque de sérieux de la part des responsables ». «Depuis le début des négociations, le dossier fait un pas en avant et deux en arrière. Ceci sans parler du retard accusé après les changements dans l’organigramme de la DGCL. Nous avons été obligés de faire table rase des négociations entamées et de tout recommencer à zéro avec le nouveau directeur», rappelle un autre syndicaliste.Concrètement, la DGCL présente dans son projet d’accord un ensemble de mesures visant l’amélioration de la situation du personnel des Communes. Le document revient sur plusieurs points du cahier revendicatif, notamment le système des indemnisations contre les travaux salissants et pollués. A noter que les cas les plus nombreux au sein des Communes restent ceux des éboueurs et des ouvriers des travaux publics. La tutelle a décidé d’augmenter le montant de cette indemnité de 20 à 30% ainsi que d’en élargir la liste des bénéficiaires dans le cadre du budget 2007. Des primes de responsabilité et de rendement sont également de mise dans le nouveau projet. Reste que les modalités d’octroi et les critères d’obtention ne sont pas précisés. Autre démarche approuvée par le ministère la création d’une association des œuvres sociales (COS) avant la fin de l’année 2007. COS qui bénéficiera d’une subvention de 60 millions de DH annuellement pendant ses années de démarrage. Là aussi, la proposition ne répond pas à la demande initiale des employés communaux. Ces derniers exigeaient un budget de 120 millions de DH pour leur association. D’autres recommandations concernent, par ailleurs, le libre exercice des activités syndicales, la révision du système de promotion et de la situation des employés diplômés. Là encore, les modalités d’application font défaut.Mais la grande absente du projet d’accord reste la fameuse prime spéciale dont bénéficiait le personnel communal et qui a été retirée à la suite de la dernière augmentation générale des salaires de la fonction publique. Cette indemnité est fortement revendiquée par l’ensemble des bureaux syndicaux. Leurs représentants expliquent que «c’était le seul moyen d’établir l’équilibre entre les salaires des Communes et les autres administrations».Il faut dire que le dossier du personnel communal est des plus problématique. Les responsables sont confrontés aux disparités dans les revenus des collectivités locales, ce qui rend la généralisation des démarches difficiles. A signaler également le surnombre des employés dans certaines communes où la masse salariale absorbe une grosse partie du budget. Dans certaines villes, Casablanca notamment, la réflexion est lancée autour de l’organisation d’opérations de départ volontaire afin d’alléger les Communes de leurs excédants de personnel. Hormis les réticences du ministère, cette opération risque de ne pas intéresser les employés dont la majorité écrasante est rémunérée dans les catégories des échelles allant de 1 à 6. Un statut qui ne leur procure qu’une faible prime de départ. Aussi, ils préfèrent garder leurs fonctions.


Salaires

Le cas du personnel communal est très différent des autres administrations publiques. Un responsable indique qu’environ 80% se situent entre 1 et 6 dans le système de rémunération par échelle. Les salaires mensuels varient entre 1.200 et 2.500 DH, puisque la fonction publique ne respecte pas les barèmes fixant le salaire minimum garanti à 1.800 DH, comme c’est le cas pour le SMIG dans le secteur privé.En outre, les primes et indemnités ne sont pas intégrées dans les salaires mais sont octroyées de manière aléatoire et discontinue. D’où la revendication des syndicats de la mise en place d’un barème clair et objectif.Pour exemple, un éboueur qui travaille pour le compte de la Commune perçoit en général un salaire de 1.200 DH. Dans des villes où la gestion des déchets est confiée aux privés, les employés ont la chance de percevoir des primes de la part des concessionnaires. Ceux-ci cherchent ainsi à équilibrer les salaires des employés des Communes détachés à leur compte avec ceux de leurs smicards. Ichrak MOUBSIT

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc