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Ciment: Y a-t-il entente sur les prix?

Par L'Economiste | Edition N°:1898 Le 17/11/2004 | Partager

. Les BTP dénoncent l’absence de concurrence. Le zoning est contradictoire avec le code de la concurrence Peut-on parler d’un cartel du ciment au Maroc à l’instar de ce qui se passe en Europe ou encore en Egypte? Un cartel constitué d’entreprises internationales qui aurait pour objectif de maintenir les prix à la hausse. Des professionnels du BTP qui se plaignent de la hausse des prix du ciment, sont convaincus de ce jeu. Réunis autour d’un ftour-débat, organisé mercredi 10 novembre par le magazine Chantiers du Maroc, cimentiers, architectes, représentants des ministères de l’Habitat et de l’Equipement, ont débattu de la question «Y a-t-il une entente autour des prix du ciment». Les cimentiers s’en défendent expliquant qu’il n’existe aucune forme de cartel ou d’accord pour élever le prix. Pour eux, la hausse des prix n’est pas du tout alarmante, puisque «même avec toutes les plaintes de l’augmentation des prix du ciment, le ciment marocain demeure peu cher comparé aux prix internationaux», soulignent-t-ils. Ce à quoi objecte un professionnel du BTP que «nous sommes vraiment face à un cartel de cimentiers transnationaux qui est en train de faire mainmise sur le secteur du ciment au Maroc». Ajoutant qu’à cet égard, les prix du ciment ne font qu’augmenter depuis quelques années. D’ailleurs, une entente régionale, voire transnationale vient d’être condamnée par la Commission européenne.Toutefois, la politique de zoning adoptée par les cimentiers n’est-elle pas en contradiction avec le code de la concurrence. Ce qui est réfuté par les cimentiers qui affirment que la concurrence joue bel et bien. «Preuve en est que le prix net de toute taxe et départ usine baisse», est-il précisé. Toujours est-il qu’il est évident que la concurrence dans le secteur ne joue pas uniquement au niveau du prix de vente car, in fine, la demande est très peu élastique par rapport au prix. Le produit final acheté par le consommateur n’est pas le ciment mais le logement ou l’ouvrage terminé, s’il s’agit d’infrastructures. Le ciment représente seulement 5 à 8% du coût de ces constructions. De ce fait, c’est l’amélioration du pouvoir d’achat qui sera déterminante pour accroître la demande. «En conséquence, il ne sert à rien de se battre sur le prix d’autant plus que celui-ci est par ailleurs largement grevé à l’arrivée par les taxes et par le coût du transport», explique un cimentier.C’est la raison pour laquelle les cimentiers sont tous engagés dans une véritable course à l’investissement pour améliorer la qualité, la sécurité et certifier leurs usines qui sont les réels leviers d’une compétition saine. Pour un professionnel, c’est plutôt la pénurie qui fait renchérir les prix. Rappelons que la dernière pénurie de ciment remonte à 1992, une année avant le lancement du processus de privatisation des cimenteries. Depuis, le souci majeur des industriels aura été d’assurer une disponibilité constante du produit. Dans un marché oligopolistique, la pénurie devrait logiquement arranger les affaires des producteurs puisqu’elle se traduit par une flambée des prix.


Benchmark

L’examen de l’évolution des prix de vente du ciment net départ usine et de l’inflation montre qu’avant la libéralisation du secteur, les tarifs ont augmenté en moyenne plus vite que l’inflation. Sur dix ans, ils ont gagné environ un point de plus. A l’inverse, après dérégulation, les mêmes prix ont progressé en moyenne d’un demi-point de moins que l’inflation. Des courbes sur l’évolution comparative des prix du ciment avec l’électricité, les combustibles ainsi qu’avec les prix de vente des pays de la région montrent que les tarifs marocains se situent dans une moyenne malgré la cherté reconnue des prix de l’énergie et des combustibles.Fédoua TOUNASSI

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