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Unesco: Ne confondez pas quantité et qualité!

Par L'Economiste | Edition N°:1898 Le 17/11/2004 | Partager

. Privilégier la langue maternelle dans le primaire. Investir dans la formation des enseignants. Utiliser au mieux le matériel pédagogique IL ne suffit pas de scolariser le plus grand nombre d’enfants possible. Encore faut-il qu’ils reçoivent un enseignement de qualité! La quantité c’est bien, la qualité, c’est encore mieux. La mise en garde de l’Unesco dans le “Rapport mondial 2005 sur le suivi de l’Education” est une critique maquillée diplomatiquement aux pays qui se gargarisent d’avoir atteint le fameux objectif de 100% de scolarisation sans trop se soucier de la qualité et du gaspillage des ressources. “La scolarisation pour tous doit aller de pair avec un enseignement de qualité”, rappelle l’institution. Une politique visant à rapprocher les taux nets de scolarisation de 100% doit aussi garantir des conditions et des possibilités décentes d’apprentissage”, martèlent les experts de l’Unesco. L’élévation du niveau d’instruction des populations, et donc des ressources humaines bien formées, constituent la fondation de tout politique de développement. “Un enseignement de qualité contribue à augmenter les revenus des individus tout au long de leur vie, favorise la croissance économique et aide les individus à faire des choix plus conscients au sujet de la fécondité et d’autres questions liées à leur bien-être”, explique le rapport. Les exemples de réussite ne manquent pas, -la Corée du Sud, Singapour- des pays qui sont parvenus à entrer dans le cercle des pays développés grâce à une politique “intelligente” de l’éducation. L’Unesco estime que l’on peut tirer des enseignements de l’expérience des pays qui ont réussi à allier quantité et qualité. Qui dit qualité, dit promotion des valeurs et des attitudes liées à une bonne citoyenneté et mise en place de conditions propices au développement créatif et affectif, insiste l’Unesco. Comment y parvenir? L’Institution se défend de donner des leçons. Elle suggère cependant quelques pistes: un accroissement des ressources pour fournir davantage de manuels, réduire la taille des classes, améliorer la formation des enseignants et les installations scolaires, utiliser au mieux les matériels pédagogiques. Le temps d’instruction devrait être compris idéalement entre 850 à 1.000 heures par an pour tous les élèves. Un temps qui n’est pas respecté dans de nombreux pays, constatent les experts de l’Unesco. “La lecture doit être considérée comme un domaine prioritaire des efforts visant à améliorer la qualité de l’éducation de base, particulièrement dans le cas des apprenants de milieux défavorisés”, note le rapport. La pédagogie doit être améliorée et ne pas se focaliser sur le bourrage des crânes. La Charte de l’Education ne dit pas autre chose, mais sur le terrain, on est encore loin de ce qu’elle prône en matière de formation continue des maîtres, de la taille moyenne des classes, etc.Côté langue, “l’instruction initiale dans la première langue de l’apprenant améliore les résultats d’apprentissage et réduit ensuite les taux de redoublement et d’abandon”, observe l’Unesco. C’est ce que la fondation BMCE Bank tente de faire avec ses écoles communautaires en milieu rural.C’est aussi un clin d’oeil à tous ceux qui soutiennent l’option de “régionalisation” des langues dans l’enseignement primaire.


Les budgets ne vont pas toujours là où il faut

LES débats continuent de faire rage autour du niveau approprié des coûts afférents aux traitements des enseignants, qui représentent de loin la majorité des dépenses, surtout dans les pays en développement. Le budget alloué aux salaires des enseignants ne laisse souvent que des miettes (à peine 1% dans plusieurs cas) pour les manuels et autres matériels d’apprentissage. Il faudrait trouver un équilibre entre une rémunération suffisante des enseignants et la dépense de ressources pour du matériel pédagogique ou les manuels. D’après l’Unesco, les dépenses totales d’éducation en valeur réelle ont baissé au Maroc entre 1998 et 2001 de 19%, de 9% en Tunisie et de 3% en France. Nadia BELKHAYAT

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