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    Politique Internationale

    Chirurgie esthétique: «Veiller à l'appartenance ethnique»

    Par L'Economiste | Edition N°:272 Le 20/03/1997 | Partager

    Ivo Pitanguy, le célèbre professeur brésilien de chirurgie plastique, était présent à Casablanca du 13 au 16 mars. Dans un jargon très philosophique, il vante les mérites de la discipline médicale qui l'a rendu célèbre à travers le monde.


    La beauté est divine. Mais quand on la voit, il faut être capable de dire qu'elle est là. Ce n'est pas un philosophe grec qui l'affirme. Ce n'est pas, non plus, un moine presbytérien qui prêche la bonne parole. La citation est du Pr Ivo Pitanguy, l'éminent spécialiste brésilien de la chirurgie plastique, qui était présent à Casablanca du 13 au 16 mars derniers, à l'occasion des premières journées maroco-brésiliennes de chirurgie plastique et des rencontres internationales de l'AEXPI (Association des Ex-Elèves du Pr Pitanguy). Une manifestation où son nom était d'ailleurs à l'honneur.
    La rencontre de l'AEXPI est la quatrième du genre, après celles de Rome, Berlin et Athènes. Celles-ci ont lieu tous les deux ans et sont organisées par un des ex-élèves du professeur brésilien. L'objectif étant, entre autres, de débattre des récents développements de la chirurgie plastique-esthétique.
    Depuis 30 ans, le Pr Pitanguy initie les médecins de différentes nationalités à ses techniques. Les cours se déroulent au sein de l'Université Catholique de Rio de Janeiro et durent trois ans.

    Dysformies


    Les élèves s'y imprègnent des «techniques Pitanguy», qu'il s'agisse de réductions mammaires, de chirurgie de rajeunissement facial, de chirurgie plastique de l'abdomen ou encore de rhinoplastie (chirurgie plastique du nez). La formation suppose, au préalable, un diplôme de chirurgie générale.
    Pour le Pr Pitanguy, la beauté n'est pas normative, certes, mais peut, par contre, rendre beaucoup de personnes heureuses.
    D'où l'intérêt de la chirurgie plastique, une discipline qui doit permettre d'après lui de récupérer «l'individu du point de vue social,» soit parce qu'il a une difformité de naissance (congénitale) ou traumatique, soit qu'il a une dysformie, hypertrophisme d'une partie du corps par exemple. Mais la chirurgie plastique ne se limite pas à cela. Les chirurgies du rajeunissement facial, par exemple, s'adressent souvent à des personnes intéressées plus par des bains de jouvence du visage que par une correction d'une quelconque dysformité. Toujours concernant le visage, la chirurgie plastique est parfois sollicitée dans des cas où il n'est pas question d'âge. Un patient jugeait son regard trop sévère!
    Parmi les techniques de la chirurgie plastique, celles relatives au visage sont sans aucun doute celles dont les effets sont les plus surprenants. Ce qui n'exclut pas des problèmes d'éthique. N'a-t-on pas vu des stars de cinéma et de la chanson complètement métamorphosées à la suite de coups de bistouris, au grand dam de leurs fans qui ne reconnaissaient plus leur vedette favorite.
    Selon le Pr Pitanguy, quelques conditions doivent être observées, préalablement à toute opération de chirurgie plastique du visage: les modifications doivent s'effectuer dans un périmètre bien défini, celui de la race ethnique à laquelle appartient l'individu. «Si l'on fait une correction dans un groupe ethnique, il faut veiller à maintenir l'harmonie du groupe».

    Chirurgie réparatrice


    SI l'intérêt de la chirurgie plastique dans sa dimension esthétique peut être discuté, la chirurgie plastique réparatrice a, en revanche, depuis longtemps acquis ses lettres de noblesse.
    L'intérêt de cette discipline médicale pour des personnes qui souffrent de séquelles traumatiques ou de maladies congénitales n'est plus à démontrer. L'exemple du bec de lièvre est à cet effet probant. La maladie d'ordre congénital se caractérise par des fissures du palais et parfois de la gencive et de la lèvre. Le bébé ne peut ni avaler ni sucer normalement. Le palais fendu est généralement réparé à la deuxième année.

    Mohamed BENABID

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