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    Economie

    Céréales: Les importations ralentissent en attendant les récoltes

    Par L'Economiste | Edition N°:523 Le 07/06/1999 | Partager

    · Au 15 mai, les achats extérieurs ont atteint 41,64 millions de quintaux

    · Les céréaliers français toujours en tête des fournisseurs marocains


    L'heure des moissons approche. Quoique l'année agricole fût assez mauvaise, les importateurs de céréales mettent un bémol à leurs commandes de l'étranger.
    Etant à la fois importateurs et commerçants, ils s'apprêtent en effet à intervenir dans la collecte de la récolte nationale céréalière qui est estimée par le Ministère de l'Agriculture à près de 35,6 millions de quintaux. Les importations marquent donc un léger stop, mais ce n'est que pour repartir de plus belle après la saison des moissons. Le Département de M. El Malki estime que pour couvrir le déficit céréalier global, les importations devront dépasser les 47,8 millions de quintaux lors de la campagne prochaine.

    Au 15 mai 1999, les quantités commercialisées en céréales de la récolte précédente ont atteint plus de 11,44 millions de quintaux, effectuées à près de 60% par les commerçants. Quant aux engagements d'achats céréaliers du pays, ils ont totalisé, selon les statistiques de l'ONICL (Office National Interprofessionnel des Céréales et des Légumineuses) pas moins de 41,64 millions de quintaux au 15 mai 1999). Un chiffre qu'il faut toujours prendre, selon l'Office, a excès ou à défaut de 10%. Sur cette quantité, plus de 98% (41,37 millions de quintaux) ont été effectivement réalisés. Ces importations sont effectuées à hauteur de 84% dans le cadre des achats libres. Quant aux achats par appel d'offres, ils ont porté sur 5,1 millions de quintaux de blé tendre et 1,6 million de quintaux d'orge. Le blé tendre continue à tenir la dragée haute aux autres céréales. Avec 20,28 millions de quintaux arrivés aux ports marocains, il constitue en effet près de 49% des importations. Pour les autres types de céréales, le blé dur enregistre 4,17 millions de quintaux, le maïs 6,7 millions et le sorgho 0,96 million. Quant aux achats d'orge, ils se sont élevés à près de 10 millions de quintaux, un niveau rarement atteint auparavant. Principalement dédiés aux besoins du bétail, les achats de cette denrée ont été dopés par l'absence de pâturage lié à la faiblesse des pluies.
    Par port, Casablanca canalise comme toujours la plus grande part des achats et des réalisations. Plus de 76% des quantités achetées ont transité par le port de la métropole économique. Elle est suivie respectivement de Safi (6,7%) et Agadir (6,6%).
    Les céréaliers français restent les premiers ravitailleurs du Maroc. Ainsi, près de 36% des achats des importateurs nationaux proviennent de l'Hexagone. Les Etats-Unis suivent avec une part de 18%.

    Ghassan KHABER

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