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    CEE : Imbroglio dénoué jusqu'à la prochaine fois

    Par L'Economiste | Edition N°:21 Le 19/03/1992 | Partager

    Ce terme n'était en effet pas présent dans les propositions de M. Filali en 1989, mais pas forcément incompatible avec les positions exprimées au cours du Conseil de Coopération.

    Lors de ces rencontres à Rabat, M. Matutes a présenté "l'architecture possible" d'un partenariat économique et politique. Celle-ci, pourrait reposer, selon lui, sur quatre "piliers":
    - le dialogue politique;
    - la coopération technique, économique, culturelle,...
    - le "programme vers la zone de libre échange"
    - la coopération financière.

    Concernant le premier des "piliers", le Commissaire Européen le voit comme se déroulant au niveau des ministres, des commissions parlementaires, ...

    Dans le deuxième volet, il range les relations existant déjà et estime que l'on pourrait y adjoindre des thèmes comme la lutte contre la drogue, l'émigration-immigration.. ou bien encore des concertations monétaires et de rapprochement des législations. Ces dernières seraient les bienvenues note-t-on de source diplomatique) dans la perspective du DH convertible.

    Quant à la zone de libre échange, on souligne de source proche de la communauté, que le terme a une "définition précise", laquelle met à la charge des partenaires des droits et devoirs réciproques. Les milieux d'affaires marocains, passé le moment de surprise, ont pour leur part adopté une attitude plus réservée vis-à-vis de l'idée de libre échange sachant que cette zone implique pour eux des restructurations importantes, sans commune mesure avec les recompositions qui se feraient en Europe, si cette zone était effective.

    Bien que ce ne soit pas l'idée répandue, les dispositions marocaines sur le commerce extérieur sont plus restrictives que celles qui régissent l'entrée des produits marocains en Europe. L'effort vers le libre échange serait donc plus important pour le Maroc que pour l'Europe, même si l'on ne tient pas compte de l'effet taille des deux systèmes productifs.

    En conséquence, et cela ne fait plus de doute pour les partenaires, tout ou partie de la coopération financière devrait être ré-orientée vers l'adaptation de la production marocaine au libre échange et vers les manques à gagner budgétaires qu'il engendrerait. Il n'en reste pas moins qu'une partie de la classe politique marocaine a perçu l'idée comme "l'âge adulte" du Maroc économique et y voit une façon de défi, "pas mauvaise du tout pour poursuivre l'effort de modernisation". En effet, l'idée de libre échange cadre assez bien avec la revendication exprimée par le gouvernement marocain de "passer d'une logique d'assistance à une logique de partenariat".


    N.S.

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