×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Société

Casablanca/urbanisme Les ficus ou les vitrines?

Par L'Economiste | Edition N°:2408 Le 24/11/2006 | Partager

. Les arbres du bd Massira à Casablanca gênent les commerces. La ville veut profiter du réaménagement pour régler la question Qu’est-ce qui pourrait bien justifier l’arrachement d’arbres de la voie publique? D’ailleurs, peut-on poser la question sans entendre crier au scandale? Certainement pas. Pourtant, l’éventualité d’ôter «quelques sources d’oxygène» est bel et bien envisagée à Casablanca. Et ce sont ces lignes d’arbres qui longent des boulevards de la métropole qui gênent les urbanistes de la commune. Selon eux, les gros ficus du boulevard Massira, par exemple, ne correspondent plus à la nouvelle configuration du quartier. Dans celui-ci, les hauts immeubles ont remplacé les vieilles villas et les grandes franchises de la mode s’y sont alignées en en faisant une avenue très prisée pour le shopping. Sans doute la plus chère de la capitale économique. Des spécialistes à la commune trouvent que dans un tel décor, les vieux ficus font tache. Au sens figuré et au sens propre, puisque c’est un arbre qui salit. Car il attire les oiseaux à l’aube et à la tombée du jour. A noter qu’il s’agit d’une espèce au feuillage très fourni et aux troncs gros et courts. Ils occupent donc une grande partie du trottoir, débordent sur la chaussée et cachent les vitrines des commerces aux passants. A Casablanca, on les retrouve également le long des boulevards Bir Anzarane et Abdelkrim El Khattabi.Aujourd’hui, la ville ne s’est pas encore prononcée sur leur sort. Il faut dire que la décision d’arracher des arbres est difficile à prendre, surtout en période électorale… Le maire, Mohammed Sajid, doit en être conscient, puisqu’il a choisi de faire du terrain pour s’aider à trancher: lundi matin, il a examiné un à un les ficus de Massira, leur alignement... Les responsables des services de la voirie, de l’environnement et de la gestion des déchets à la commune étaient à ses côtés pour cela.Par ailleurs, un bureau d’études est en train de dessiner le profil du boulevard. Les résultats ne devraient pas tarder à venir, puisque les travaux de réaménagement seront lancés en janvier et devraient se poursuivre jusqu’en juin 2007. L’opération nécessitera le rééquilibrage des dimensions des trottoirs et chaussées, de sorte à ce qu’il y en ait autant d’un côté que de l’autre. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Aussi, toute construction ayant débordé sur ses emprises initiales sera reculée.D’autres intervenants prendront également part aux travaux, Lydec notamment. La société devra supprimer ses poteaux électriques et les remplacer par des réseaux de fils enterrés. Les réseaux d’eau potable et d’assainissements seront par la même occasion renouvelés.Reste le sort des arbres. Le scénario qui revient est simple: les ficus doivent être arrachés et remplacés par une autre espèce plus élancée, moins encombrante… mais tout aussi oxygénante. Les palmiers, par exemple, dont la silhouette va bien avec l’image de Casa et avec la vocation commerçante du boulevard.L’issue de ce dossier est très attendue. Toutes les villes marocaines assistent à la transformation de zones villas en zones immeubles, ou de quartiers d’habitat en quartiers commerciaux. Aussi seront-elles toutes amenées à modifier leur décoration urbaine, notamment en touchant aux arbres d’ornement. Casa pourrait constituer une jurisprudence pour les autres régions.


Moins d’espace piétons

Les travaux de construction des nouvelles voies de Massira ne seront lancés qu’en janvier. Mais la commune a déjà commencé à dégager les abords de la route qui serviront à l’élargissement du boulevard. Un espace qui sera donc gagné sur le trottoir, la jardinière du tout nouveau siège de L’Economiste y sera d’ailleurs sacrifiée. Moins de place pour les piétons alors. En revanche, la circulation promet d’être plus fluide. Le boulevard devrait compter 6 voies au lieu de 4, selon un spécialiste à la commune. Au boulevard d’Anfa (l’exemple revient souvent puisqu’il est unique), le même nombre de voies a été maintenu. Ce n’est pas pour autant que le budget du réaménagement de Massira sera plus important. L’objectif principal du chantier reste l’élargissement des voies plus qu’une mise à niveau radicale, comme cela à été le cas pour le premier tronçon du boulevard d’Anfa. Ichrak Moubsit

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc