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    Economie

    Casablanca
    Le projet immobilier Sidi Maârouf redémarre

    Par L'Economiste | Edition N°:2838 Le 11/08/2008 | Partager

    . La Ville à la recherche d’un promoteur. Le chantier inachevé traîne depuis les années 90Apparemment, les communes ne savent rien faire. D’ailleurs, elles ont délégué l’essentiel de leurs missions (eau, électricité, assainissement, ramassage des ordures, éclairage public, espaces verts, abattoirs, transport, décharge publique, stationnement, etc.). Et pour cause, dans tous ces domaines, la gestion communale frôle la catastrophe. Un exemple de plus est le projet immobilier Sidi Maârouf. Initié, selon un fonctionnaire de la Ville, «par la préfecture de Hay Hassani, le projet a été ensuite pris en charge, depuis 1998, par l’ex-commune de Sidi Maârouf». Un cadre de la Ville explique ce transfert: «Une circulaire de l’Intérieur avait ordonné que tous les projets financés selon la procédure des comptes d’affectations spéciales passent sous le giron des communes». La gestion s’est avérée être un fiasco. Des 38 immeubles prévus sur un terrain de 4 hectares, 27 ont été livrés, soit 386 appartements. C’est une prouesse! Mais le score a nécessité une décade. Et reste encore à achever 11 autres immeubles (174 appartements). En tout, un projet qui aurait nécessité quatre ou cinq années, va dépasser deux décennies. Il n’y a pas un seul projet immobilier initié par les communes qui aboutit sans problème. «La promotion immobilière est un métier a part, qui a ses professionnels. Les Communes n’en ont pas le savoir-faire», avait affirmé Sajid au sujet d’un autre projet immobilier similaire (celui dit Ibn Sina de Hay Hassani et qui a connu les mêmes déboires). Le président de la Ville, voulant délivrer de leur désespoir les familles bénéficiaires, compte lancer un appel à manifestation d’intérêt. Et ce justement pour choisir un promoteur immobilier. Afin de remettre le projet sur les rails et finaliser les 11 immeubles restants. Il aura aussi à achever les travaux de voirie et réseaux divers (VRD). Les bureaux successifs de l’ex-Commune, manquant d’expérience et versant dans les passe-droits, ont livré un produit semi-fini: voirie et réseaux inachevés, non-réalisation des dossiers cadastraux; non-établissement de la copropriété. En contrepartie de ces services, la ville de Casablanca cédera au promoteur un terrain d’un peu plus de 6 hectares dans le cadre de la péréquation. Cette acquisition est conditionnée par la construction de 250 appartements sociaux. Ce lot de logements, d’une superficie de 60 m2, sont vendus aux bidonvillois au prix de 140.000 DH. Autre condition pour le promoteur: construire les équipements de proximité: un espace socio-éducatif (400 m2), administratif (100 m2), un centre de santé (600 m2) et une école de 1.000 m2. Le cahier des charges fait obligation au promoteur d’achever tout en 18 mois, pour les travaux de la première tranche (construction de 11 immeubles, etc.), et 24 mois pour les logements sociaux.


    Un critère de choix

    Le prix de cession n’est pas encore déterminé. Il constitue un des critères de choix et de concurrence entre les soumissionnaires. Chaque promoteur doit présenter son offre financière. Une fois le choix effectué, le partenaire privé doit consigner la somme de 10 millions de DH auprès d’un notaire choisi par les parties. C’est exactement le prix que la Ville est tenue de verser à l’administration des Domaines publics, propriétaire des terrains; c’est en effet celle-ci qui cèdera les 10 hectares à la ville. «Les décrets de cession sont publiés au bulletin officiel, reste à s’acquitter du prix, mais la Ville est en manque de moyens financiers pour le moment», constate une source proche du dossier.Ali JAFRY

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