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Affaires

Casablanca
Le CRI se mobilise pour l’immobilier de l’entreprise

Par L'Economiste | Edition N°:3299 Le 16/06/2010 | Partager

. Un forum prévu le 29 juin . 5.000 hectares à concrétiser et 4.500 à valoriser. Inventer d’autres modes de gestion UN forum pour l’immobilier de l’entreprise. C’est l’événement attendu, en première édition, à Casablanca le 29 juin, sous le thème «Zones d’activités économiques: à la rencontre de nouvelles expériences». Un premier enjeu est donc de trouver les mécanismes de concrétisation des 5.000 hectares dédiés par le SDAU (schéma directeur de l’aménagement et de l’urbanisme) au mobilier de l’entreprise. Selon Hamid Ben Elafdil, directeur du Centre régional d’investissement (CRI), «l’idée du forum est d’avoir un rendez-vous annuel avec l’Agence urbaine. Et à chaque année, on mesurera l’état d’avancement de la mise à disposition des 5.000 hectares». Si vraiment l’Agence urbaine, le CRI, les communes et l’Etat arrivent à mobiliser ces superficies, les emplois à créer à l’horizon 2030 seront de l’ordre d’un million de postes. Un cadre de l’Agence urbaine avance qu’«il faut mettre à disposition une moyenne de 250 hectares par an». Il faut noter qu’en plus de ces 5.000 hectares, le Grand Casablanca dispose aussi de 4.500 hectares de friches industrielles, éparpillés sur les zones industrielles de la région (Aïn Sbaâ, Nouaceur, etc.). Un second enjeu de taille: la régulation. Trouver un juste milieu pour limiter les effets d’éviction. Autrement dit, un prix d’équilibre pour dissuader les propriétaires d’affecter leurs biens immobiliers à des activités autres que les activités industrielles, logistiques ou tertiaires. Le prix ne doit pas non plus être exorbitant pour ne pas décourager les investisseurs. Dans le cas où les promoteurs sont publics (Fonds Hassan II, collectivités locales, etc.), les prix du foncier affecté à l’investissement productif font une part large au paramètre de compétitivité. Quand ce sont les privés qui en sont les promoteurs, il leur faut dégager un bénéfice conséquent. Sinon, l’effet d’éviction jouera pleinement. Et au lieu de développer des zones d’activités économiques, ces promoteurs privés basculeront vers le logement ou la spéculation. Des fonds spécifiques de soutien peuvent être institués pour déjouer la défection et aussi pour maintenir les prix bas sans léser les propriétaires. La régulation intelligente et ciblée est un axe fondamental. C’est justement un rempart contre la spéculation si elle est faite dans les règles de l’art et si les responsables de cette régulation ne sont pas portés à fermer les yeux. Encore faut-il que le système ne dilue pas les responsabilités. Ce qui est souvent le cas quand les intervenants sont multiples. Ben Elafdil est optimiste quant à l’avenir de l’immobilier de l’entreprise. Quoi qu’il en soit, dans moins de dix jours, aménageurs, développeurs, gestionnaires, propriétaires du foncier et bailleurs de fonds vont se retrouver ensemble en vue d’échanger leurs idées et leurs soucis. Les architectes, les bureaux d’études, les agences immobilières et les administrations y prendront part également. Une sorte de débat entre organismes publics et privés sur les problématiques fort complexes et les solutions envisageables.Les objectifs d’une telle rencontre coulent de source surtout dans un contexte marqué par la rareté du foncier. Le forum de l’immobilier de l’entreprise inspirera de nouvelles méthodes en termes d’aménagement, de développement et de gestion des activités économiques. Dans la commercialisation, il est question d’innover. La vente n’est plus de mise. Dans les zones industrielles, la méthode de location a déjà fait son entrée depuis quelques années. C’est cette technique, entre autres, qui est aussi à adopter pour les plateaux de bureaux et les locaux de commerce. Le forum est aussi une opportunité d’apprendre des autres. Les pays invités étaleront, devant les opérateurs casablancais, les astuces qui leur ont permis le dépassement des problèmes liés au foncier et donc à l’investissement et à l’emploi. Ce sera aussi une occasion d’intéresser les opérateurs nationaux et étrangers à investir dans les ZAE (zones d’activités économiques). Pour ce faire, il faut leur démonter que ce n’est pas seulement l’immobilier destiné au logement qui est rentable, mais aussi l’immobilier destiné à l’entreprise.Ali JAFRY


Un long chemin

CERTES, le nouveau SDAU consacre à l’entreprise 5.000 hectares. Mais tant que les plans d’aménagement qui spécifient les affectations ne sont pas encore prêts, la concrétisation ne peut démarrer. Déjà en cas de leur finalisation, les plans doivent suivre un long processus d’approbation par les conseils élus et la tutelle, ensuite la publication dans le B.O. Mais le plus grand obstacle reste de trouver les milliards de DH nécessaires à la viabilisation de ces terrains (équipements en voirie, réseaux et autres équipements de base). Il faut aussi convaincre les propriétaires de céder à l’affectation des plans et de trouver des formules qui permettent aux aménageurs de les reconvertir en immobilier de l’entreprise.

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