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    Casablanca: Les salaires absorbent la moitié du budget

    Par L'Economiste | Edition N°:2155 Le 22/11/2005 | Partager

    . 961 millions de DH sur 2 milliards y sont affectés . Mince excédent de 130 millions de DH à reprogrammer pour l’équipement«La commission des finances a introduit 28 amendements sur le projet du budget présenté initialement par le bureau. Les changements opérés versent plutôt dans le sens d’une augmentation des dépenses, alors que d’habitude les élus penchent pour leur réduction», constate Ahmed Ammori, président de la commission des finances au conseil de la ville. C’était lors de la session d’octobre tenue mardi 15 novembre. Ce sont essentiellement les domaines du sport, de la culture et de l’animation qui ont bénéficié d’une révision en hausse de leurs dotations.Grosso modo, les recettes de la ville sont estimées à 2 milliards de DH. Selon Mohamed Bourrahim, rapporteur du budget à la mairie, «les recettes prévisionnelles ont progressé de 2% par rapport à l’année 2005». La TVA continue à constituer la principale source du budget. Son apport est de 244 millions de DH, dont 27,8 millions sont alloués à la gestion de la mosquée Hassan II. Les taxes locales sont cependant très maigres. Elles ne participent que de 27% au budget de la commune. Les autres recettes proviennent des taxes collectées par le receveur des finances (relevant du ministère des Finances) pour le compte de la commune (patente, taxe urbaine et taxe de maintenance). Certains élus n’ont pas manqué l’occasion pour réclamer une hausse de la part de la TVA allouée à la métropole: «la TVA qui revient à la métropole est mince alors qu’elle en produit 50% du montant global. Elle mérite par conséquent un plus», souligne un conseiller.Les dépenses, quant à elles, avoisinent les 1,9 milliard de DH. Du coup, l’excédent à programmer n’est que de 157 millions de DH. Mais avec les augmentations de dépenses qu’ont connues certaines rubriques, l’excédent a encore baissé de près de 30 millions de DH. Autrement dit, l’essentiel des finances de la métropole va aux dépenses obligatoires. «Il ne reste pour l’investissement que des miettes», souligne un élu au conseil de la ville. Le bureau s’en trouve les mains liées car dépourvu d’une plus grande marge de manœuvre et réduit à la gestion des affaires courantes.Rien que les actions liées à la gestion du personnel (salaires, indemnités, cotisations sociales) absorbent près de la moitié du budget, à savoir 961 millions de DH. En somme, les dotations allouées à «l’administration générale» s’accaparent plus de 62% du budget avec une légère régression (1,24%) par rapport à l’année 2005. Unité de la ville oblige, la mairie doit aussi faire face aux dettes contractées par l’ex-Communauté urbaine et les ex-communes. La ville a ainsi programmé près de 143 millions de DH pour l’amortissement des emprunts dus au Fonds d’équipement communal (FEC), à la BBV (Banco Bilbao Vizcaya) et à la CDG (Caisse de dépôt et de gestion). Les remboursements s’élevaient respectivement à 84 millions, à 38 millions et à 20 millions de DH.A ces dépenses, il faut aussi ajouter les intérêts évalués à 66 millions de DH. «Ces dépenses constituent l’héritage qu’a légué l’ancien système des 27 communes au Conseil actuel. A maintes reprises, nous avons demandé une liste nominative des collectivités bénéficiaires ainsi qu’un rapport sur l’utilisation de l’argent emprunté», indique Ahmed Ammori, président de la commission des finances.Au terme des débats, les conseillers ont approuvé le budget à la majorité de 44 voix contre 11.


    Indemnités de bureau

    Les indemnités «au président et aux conseillers y ayant droit» sont restées inchangées par rapport à 2005. Elles sont de l’ordre de 600.000 DH. A cette dotation, s’ajoutent d’autres charges représentant les frais de transport et de déplacement à l’intérieur et à l’étranger, les frais de missions et ceux d’assurances. En tout, les indemnités sont estimées à 1,3 million de DH. Ali JAFRY

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