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Capital-risque: Des success stories

Par L'Economiste | Edition N°:1865 Le 30/09/2004 | Partager

. Trois expériences dans des secteurs différentsLe succès du capital investissement ne tient pas seulement aux incitations fiscales. Il est avant tout tributaire du développement de modèles. Des success stories à présenter aux chefs d’entreprise. Les fonds les plus actifs en comptent déjà quelques-uns dans divers secteurs, qu’ils soient tournés vers l’export ou le marché local, comme la distribution.Leur expérience réussie est susceptible de provoquer l’émulation auprès des concurrents ou des partenaires entre autres.Les managers interrogés par L’Economiste sont tous d’accord sur deux points. D’une part, la formule ne présente pas de contrainte particulière pour peu que l’entreprise ait une vision claire sur le moyen terme. L’important est d’adopter une gestion transparente et d’être en mesure de produire des reportings périodiques aux actionnaires. L’ouverture du capital permet à l’entreprise de présenter un bilan cohérent et de limiter son endettement, en particulier quand les fonds mis en jeu sont importants. C’est le cas par exemple de Finapack (emballage carton) qui fera appel à deux reprises au capital investissement. En 1998, elle lève 40 millions de DH pour contrôler Ondumar, une autre société du même groupe. En 2003, elle conclut une alliance avec la CMCP en recourant au capital développement pour un montant de 90 millions de DH. “La seule contrainte qui peut être citée comme telle, a trait à la sortie du capital-risqueur. L’entreprise doit s’engager à faciliter son retrait à l’échéance par le rachat des parts ou leur cession en bourse si les conditions de marché sont favorables”, précise Aziz Qadiri, président du directoire de Finapack. De ce fait, la contrainte se situe au niveau de la rentabilité à atteindre en fin de période. Pour autant, elle n’est pas démesurée, assure Karim Tazi, président de l’enseigne de mode Marwa. Si la gestion de l’entreprise est cohérente, son développement devrait permettre d’atteindre le niveau de rentabilité requis. Sur ce registre, il est à signaler que les marges dégagées par les entreprises locales varient en moyenne entre 5 et 15% contre 40% dans les années 80. Une dégradation qui résulte de la guerre des prix et de la recrudescence de la concurrence, locale et étrangère. Pour le jeune manager, le capital-risque procure plus d’avantages que d’inconvénients. “L’intérêt majeur des fonds d’investissement est qu’ils incitent les PME à adopter les pratiques de transparence. Les pouvoirs publics doivent les encourager car ils peuvent aider à l’éradication de l’informel”, relève le président de Marwa. L’enseigne a investi 30 millions de DH pour relever le défi d’une mode 100% marocaine à des prix étudiés. Elle compte ouvrir 5 à 6 magasins entre Casablanca, Rabat et Meknès, avant la fin de l’année. “Que nous soyons confrontés à la concurrence des enseignes étrangères, c’est de bonne guerre. Mais celle du secteur informel est préjudiciable car il permet d’écouler des articles de bonne qualité à des prix inférieurs à nos coûts de revient!” dénonce Karim Tazi. Pour autant, le jeune patron ne baisse pas les bras, persuadé que le circuit de distribution est condamné à s’organiser. D’autre part, la présence de fonds d’investissement dans le tour de table crédibilise l’entreprise à l’égard de son banquier et accroît ses possibilités d’endettement. “De plus, si l’entreprise choisit de manière judicieuse son partenaire, elle peut bénéficier de l’expertise de ce dernier dans le domaine du financement, voire même dans la prospection de débouchés”, assure Adil Raïs, directeur général de Siprof, société de fabrication de composants automobile basée à Berrechid. L’entité était en difficulté au moment de son acquisition. Grâce à l’appui de fonds, son capital a été porté à 20 millions de DH. Ce qui a facilité sa restructuration et la relance de son activité. Siprof emploie aujourd’hui 200 personnes et exporte vers 25 pays. M. K.

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