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Audiovisuel: Benabdellah promet d’activer la réforme

Par L'Economiste | Edition N°:1865 Le 30/09/2004 | Partager

. Passage de la RTM en SA et toutes les autres mesures qui s’annoncent. Pour le ministre, il est prématuré de critiquer la libéralisation avant son entrée en vigueur Le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Nabil Benabdellah, n’a pas été ménagé à l’émission Hiwar animée par Mustapha Alaoui, mardi dernier sur TVM. Les sujets sur lesquels il s’est prononcé sont variés, à l’image des responsabilités qui lui incombent. Sur le registre du secteur de l’audiovisuel, le ministre a répondu à toutes les questions, même les plus provocantes. Les trois journalistes n’ont pu avoir raison de sa «profonde conviction» quant à la compétitivité des deux chaînes nationales. Benabdellah croit à «des chaînes nationales qui pourront concurrencer les 70 chaînes arabes que les Marocains captent aujourd’hui». Bien que le débat sur la libéralisation des ondes date de 1993, pour le ministre, celle-ci n’a été mise sur le tapis que durant les deux dernières années. Contrairement donc aux reproches relayés par la presse sur «l’absence» de concertation avec les professionnels sur ce sujet, le ministre a tenu à rassurer. «Nous avons eu des discussions avec les différents intervenants dans le secteur, notamment la Fédération des Editeurs». La loi est aujourd’hui à la deuxième Chambre et le ministre s’est dit prêt à prendre en compte toutes les modifications possibles. Toutefois, les journalistes craignent que cette loi ne traîne trop en faisant encore des retours au Parlement. «Il ne faut pas être très dubitatif quant à la crédibilité de la profonde réforme qui s’annonce dans l’audiovisuel», rétorque le ministre. Mieux, il annonce une date: «Début 2005, les changements seront visibles: ouverture du secteur à l’initiative privée, restructuration du secteur public (RTM en l’occurrence) et la poursuite de l’amélioration de la gestion du personnel». Finalité: «diminuer autant que possible le monopole de l’Etat sur les sources d’information». Benabdellah a énuméré par ailleurs les tares dont souffre la RTM. La première chaîne est soumise à des procédures d’ordre administratif qui continuent de compromettre son professionnalisme. La situation du personnel est des plus précaires. «Le personnel de tout un département à la RTM, celui du journal télévisé en langue berbère, n’est pas encore titularisé». Jusqu’à aujourd’hui, seuls 800 employés sur les 2.300 à la RTM ont vu leur situation régularisée. Pour y faire face, le ministre a promis l’alignement de la situation du personnel RTM sur celui de 2M et des échanges intéressants entre les deux chaînes. Concernant la presse écrite, le sujet des subventions étatiques a été soulevé. Pour les aides que le groupe Maroc Soir continue toujours d’avoir malgré son passage au privé, le ministre ne donne pas de réponse claire. Mais il a précisé que des discussions sont en cours pour mettre fin à la différence de traitement qui existe entre presse partisane et privée. «Je ne vois pas pourquoi la presse privée ne bénéficierait pas elle aussi des mêmes subventions», dit Benabdellah. Il n’était pas évident de réagir au cours de la même émission au problème du Sahara marocain, à la libéralisation du secteur de l’audiovisuel, à la prestation du gouvernement Jettou, aux priorités de son parti le PPS et aux chamboulements qui s’annoncent dans les partis politiques. Pourtant, le ministre a su plus ou moins tirer son épingle du jeu, souvent sur un ton fort. Mais invariablement, Benabdellah rejetait les critiques exprimées par ses vis-à-vis quant aux différents projets de réforme du secteur de l’audiovisuel et de la presse et aussi concernant la prestation du gouvernement. «Il faut arrêter, à chaque fois qu’un changement s’annonce, de douter de la bonne foi de ses initiateurs», dit-il d’entrée de jeu. Benabdellah était encore plus catégorique au sujet d’un éventuel rapprochement PPS/PJD: c’est hors de question. Les référentiels politiques et idéologiques sont carrément antinomiques, rappelle le ministre. Il a reconnu toutefois la réalité politique que constitue cette formation. Le débat ne s’est pas étalé outre mesure sur les racines religieuses du PJD et le fameux article 7 de la loi sur les partis qui aujourd’hui divisent la scène politique nationale.


La contradiction sud-africaine

Priorité oblige, le thème sensible de l’émission a porté sur le Sahara marocain et la malencontreuse position de l’Afrique du Sud. Benabdellah trouve qu’il s’agit d’une contradiction si l’on sait que ce pays a déjà reconnu la pertinence de la solution politique proposée par le Maroc. Encore une fois, le ministre s’est rangé du côté de la diplomatie marocaine, rejetant toutes les critiques exprimées par les journalistes à son égard. «Durant les quinze dernières années, notre diplomatie a pu convaincre 34 pays à retirer leur reconnaissance pour le Polisario». - Pour Nabil Benabdellah, le secteur de l’audiovisuel ne connaîtra que des jours meilleurs. Chose que les intervenants dans le secteur ont toujours du mal à croire, arguant de la situation précaire des journalistes et la qualité des émissions qui «chute»Mostafa BENTAK

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