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Economie

Budget 2004
Les ressorts de la croissance

Par L'Economiste | Edition N°:1630 Le 24/10/2003 | Partager

. Deux locomotives: Les secteurs secondaire et tertiaire. La consommation des ménages progressera de 4,1%Au top des générateurs de croissance (3% selon les prévisions) pour cette année: le secondaire. Bâtiment, énergie, mines, industrie manufacturière sont les principaux filons de croissance de l'année 2004. La conjoncture internationale et une lueur de reprise chez les principaux partenaires du Maroc consolident la position du secteur. Selon les hypothèses du projet de loi de Finances 2004, le secteur secondaire contribuerait à la croissance économique réelle à hauteur de 1,3 point. Le rapport impute le dynamisme du secteur à une activité du bâtiment et travaux publics (BTP) soutenue: lancement du port de Tanger, programme de lutte contre l'habitat insalubre, aménagement de nouvelles zones touristiques et programme autoroutier, etc. Les Finances prévoient une hausse de la valeur ajoutée du secteur de 6,3% en 2004!Le dynamisme du secondaire s'expliquerait également par une exploitation soutenue des mines, surtout l'Office chérifien des phosphates (OCP). Après avoir souffert de la baisse du dollar, l'Office reprendra des couleurs en 2004, à en croire les prédictions des Finances.. Prévisions «vitaminées» Mais 2004 sera aussi une année sous le signe de l'énergie. L'activité dégagera une hausse de 4,2% de la valeur ajoutée. Cette prévision est tout à fait cohérente avec la forte croissance de consommation de l'électricité pour cette année. Elle a atteint près de 8%, un taux record. La hausse de la consommation d'électricité révèle un dynamisme de l'activité. Plus de consommation électrique signifie plus de dynamisme dans l'industrie. Il y a bien entendu les programmes d'électrification en zone rurale. Mais cela n'explique pas entièrement cette augmentation. L'extension du parc éolien, les nouvelles centrales thermiques permettront par ailleurs d'améliorer l'offre électrique dans l'année qui vient, estiment les Finances. Il mise tout autant sur une relance de l'activité de raffinage du pétrole. Voilà des prévisions bien vitaminées.L'industrie manufacturière bénéficiera, elle, de la reprise de la demande extérieure. Ce qui lui permettra d'assurer une croissance de la valeur ajoutée de 4,1% en 2004. L'autre mamelle de la croissance sera certainement le tertiaire, avec une reprise du tourisme, du commerce, des transport et communications. Les prévisions sont tout aussi favorables. La croissance de la valeur ajoutée atteindrait 4,2% pour le tourisme et 5% pour le commerce.. 300.000 demandeurs d'emploi par an!Les piliers de la croissance en 2004 seront donc les BTP, l'énergie, les mines, le textile, le tourisme et le commerce. Mais sans une demande intérieure soutenue, peine perdue. Le projet de loi de Finances 2004 table d'ailleurs sur une consolidation de la consommation des ménages. Elle devrait croître de 4,1% au lieu de 5,7% prévu cette année. A noter que ces prévisions partent de postulats très optimistes. Notamment celui de la campagne agricole avec 65 millions de quintaux de céréales. La consommation étant très liée aux résultats agricoles. Le ministère des Finances estime la participation de la consommation finale des ménages à la croissance économique à environ 2,7 points contre 3,8 en 2003.A moindre mesure, les administrations publiques contribueront à la croissance à hauteur de 1,5 point.Par contre, l'apport du secteur agricole, malgré la prévision d'une campagne céréalière optimiste, accuserait un recul. Il représenterait 14,7% du PIB en 2004, soit une baisse de 1,2 point par rapport à 2003.Mais que faire d'une croissance si elle n'est pas apte à absorber la masse des sans-emploi et les nouveaux venus sur le marché du travail? Le rapport parle d'aubaine démographique. C'est vrai que la croissance démographique a tendance à se tasser. Mais en parallèle, la population active croît plus vite, avec un rythme annuel de 2,5%. Chaque année, 300.000 demandeurs d'emploi arrivent sur le marché du travail. C'est comme un cadeau empoisonné: plus de travailleurs sur le marché, moins de bouches à nourrir mais toujours pas de travail! C'est une aubaine que l'économie n'a apparemment pas les moyens de saisir. Le défi semble fastidieux à relever. Pour pouvoir absorber la demande d'emplois des nouveaux arrivants et réduire le taux de chômage de 11,6% à moins de 10% en 2007… le rythme de croissance devrait dépasser 4,6% annuellement jusqu'à 2006. Autant dire qu'il y a du travail!Mouna KADIRI

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