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    Bourse: Encore de l'hésitation malgré l'apparition de "bonnes affaires"

    Par L'Economiste | Edition N°:511 Le 20/05/1999 | Partager

    · L'interprétation de Maroc Inter Titres

    · Une analyse détaillée du per par secteur et par type de valeur (fixing ou continu)

    La lente et interminable chute des cours à la Bourse de Casablanca fait l'unanimité. C'est une arme à double tranchant. D'un côté, elle revêt un côté positif vu le réajustement des cours à des niveaux plus ou moins connectés à la réalité. Les valorisations actuelles sont donc très attrayantes à l'achat. La place a effacé une grande partie des gains euphoriques enregistrés depuis 1998. D'un autre côté, les investisseurs, notamment spéculateurs, ont vu leurs gains virtuels s'évaporer. Finies les années de gloire où la performance atteignait les 30%. L'heure est à la correction des cours.
    Devant cette situation, les interrogations se multiplient quant à la situation actuelle et aux perspectives. Bien que le premier semestre touche à sa fin, le manque de visibilité persistant empêche les analystes d'émettre toute prévision de performance pour l'année en cours. En attendant, les sociétés de bourse tentent chacune à sa manière d'expliquer la situation. Dans ce sens, MIT (Maroc Inter Titres) la société de bourse du groupe BMCE Bank, a récemment mis le doigt sur une série de facteurs qui seraient à l'origine de ce trend baissier.

    Fixing et continu


    A côté du niveau élevé de la valorisation des entreprises cotées et le manque de papier frais, les analystes mettent l'accent sur l'attentisme qui caractérise actuellement l'économie marocaine face aux défis de l'ouverture prochaine des frontières.
    Autres éléments mis en avant, la taxation des plus-values mobilières et l'impact de la contribution libératoire.
    Durant la semaine du 7 au 14 mai, MIT évaluait à 13% la correction par rapport au record historique enregistré le 1er septembre 1998, soit 883,98 points. Le per du marché s'en est retrouvé au niveau de 18. Cependant, les analystes mettent en garde. Tous les secteurs ne sont pas logés à la même enseigne, puisque le per varie selon les secteurs.
    Pour les pétroles et mines, sociétés financières, holdings et banques, le per se situe dans une fourchette comprise entre 11,2 et 16,4. S'agissant de l'agro-alimentaire et des matériaux de construction qui représentent 30% de la capitalisation, le per se situe à 22,2 et 26,9 respectivement.
    Outre la répartition sectorielle, les analystes proposent une autre distinction, celle entre les valeurs du fixing et celles du continu. Au nombre de 46, les sociétés du fixing qui représentent 48% de la capitalisation ont un per moyen pondéré de 21,9. En dépit des baisses enregistrées, certaines valeurs demeurent donc encore surévaluées.
    "La relative illiquidité qui caractérise ces sociétés peut expliquer la cherté de ces titres", explique MIT.
    Pour ce qui est des valeurs au continu, leur per moyen s'établit à 15. Ces niveaux de valorisation sont jugés raisonnables. "La baisse de ces titres peut s'expliquer par leur liquidité et le retrait des investisseurs étrangers", commentent les analystes de MIT.o

    Yousra MAHFOUD

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