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Bonneterie: Lancelloti investit 18 millions de Dirhams dans la chaussette

Par L'Economiste | Edition N°:67 Le 18/02/1993 | Partager

La Bonneterie Industrielle Lancelloti (B.I.L) vient de porter son capital social de 15 à 33 millions de Dirhams. L'intégralité de l'apport a été investie dans le "Département chaussettes".

Le Département chaussettes de Lancelloti, qui était déjà équipé de quelque 500 métiers, en acquiert 60 autres. Pour l'acquisition de ces 60 métiers électroniques, la société a augmenté son capital social de 18 millions de Dirhams. L'apport a été réalisé en espèces.

"Cet investissement a été effectué parce que le marché européen et l'Allemagne en particulier est très demandeur", fait remarquer M. Tsevy Mamane, Directeur Financier de B.I.L.

La production du Département chaussettes est désormais de 3.500 douzaines par jour. La quasi-totalité de la production est absorbée par le marché européen. Au niveau du marché local, Lancelloti écoule essentiellement de la matière première auprès d'une clientèle de sociétés. Ces dernières sont elles-mêmes exportatrices généralement.

"D'ailleurs la vocation de Lancelloti n'est pas de servir le marché local Notre outil de travail, notre capacité de production ainsi que nos articles sont destinés à l'export", tient à préciser M. Mamane.

La capacité de production totale de la société, tous articles confondus, est de 18 à 25.000 pièces par jour. Lancelloti emploie quelque 2.000 personnes.

Les articles sportswear, survêtements, tee-shirts, joggings pour homme, femme et enfant sont écoulés à l'étranger.

Le marché français absorbe 50% des articles produits par la société. Le reste est réparti entre l'Allemagne qui arrive en seconde position, la Hollande, l'Espagne, la Suisse...

Les USA, marché à percer

En ce qui concerne les pays de I'UMA, mis à part la Libye dont les commandes ont porté sur 2% de la production totale de Lancelloti durant l'exercice 1992, les autres pays ne sont pas inclus dans la stratégie de diversification de la société.

En revanche, le Directeur Financier affirme "qu'un pays comme les USA fait partie des marchés à percer et qu'une démarche marketing est entreprise sur ce terrain".

De par sa vocation exportatrice, la société doit affronter la concurrence asiatique essentiellement, et semble, sinon posséder les armes pour se défendre sur ce terrain, du moins se porter bien.

En effet, alors que le secteur des industries textiles ne cesse de qualifier l'année 1992 de morose, B.I.L. a enregistré une hausse de 15% de son chiffre d'affaires par rapport à 1991. L'année 1993 se présente sous des signes encore plus favorables comme en témoignent les chiffres enregistrés pour les débuts de l'année. Ainsi le mois de Janvier de 1993 enregistre une hausse de 17% par rapport à la même période de l'année écoulée.

"Clientèle de réserve"

Pour sa part, le Directeur Commercial, M. Claude Geissmann, attribue cette "performance" à "l'opportunité qu'a la société d'avoir toujours tourné à pleine capacité grâce à un carnet de commandes excédentaire". Ce qui lui a permis de se constituer une "clientèle de réserve", par le maintien de liens étroits avec les clients dont les commandes ne pouvaient être pleinement satisfaites.

De plus, B.I.L. a toujours intégré, dans sa stratégie commerciale, la diversification des marchés et de la clientèle pour diviser les risques. Pour preuve, alors que plus de 70% de la production globale exportée du textile et habillement marocain est généralement concentrée sur la France, Lancelloti ne franchit pas le seuil des 50%.

En dehors des articles de bonneterie, l'actionnariat de Lancelloti est présent dans d'autres branches du secteur textile/habillement par sa participation au capital social des entités suivantes:
- Marocolor qui est spécialisée dans la teinturerie, l'impression. La société effectue le travail à façon et emploie 150 personnes.
- Micotex-Didier confectionne uniquement des pantalons et des chemises de ville. Son effectif compte 400 personnes.
- Easywear, dont le personnel est de 150 employés, consacre son activité à la production de pulls-over.

L'actionnariat est également présent dans la distribution par le biais d'une participation au capital de la chaîne de boutiques Casa Galerie.

Naïma HADER

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