×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Affaires

Banques: Le taux de contentieux continue de plomber le système

Par L'Economiste | Edition N°:1563 Le 17/07/2003 | Partager

. Estimé à 12,56%, il est extrêmement élevé par rapport au standard international . Conséquence: Renchérissement du loyer de l'argent“Les créances en souffrance du système bancaire représentent 10% du PNB”, s'indigne un banquier de la place. Selon le rapport de Bank Al-Maghrib, publié mardi 15 juillet, elles sont passées de 35,7 milliards de DH en 2001 à 38 milliards en 2002 soit 17,7% du portefeuille de crédits des banques. Si on ne tient pas compte des banques spécialisées, le taux de contentieux a été porté de 11,62% en 2001 à 12,56% en 2002. “Taux extrêmement élevé comparé au standard international de 3%”, poursuit le banquier.Représentant un des chantiers auxquels compte s'attaquer le wali de BAM, ce taux de contentieux continue de grever le système bancaire. “Les banques sont contraintes de provisionner encore plus, ce qui renchérit le loyer de l'argent”, poursuit le spécialiste.Aujourd'hui, c'est le système judiciaire qui est pointé du doigt. “En cas de redressement judiciaire, le juge accorde à l'entreprise en difficulté d'office 40% d'abattement sur la créance”, indique un autre banquier. D'un autre côté, les autorités monétaires poursuivent leur action d'adaptation du dispositif prudentiel aux normes internationales. Ainsi, entre les obligations de provisions imposées aux établissements de crédit, les dispositions fiscales et celles judiciaires en matière de redressement judiciaire, c'est la confusion totale. Par ailleurs, au niveau de la structure du système bancaire, pas de changement. Celle-ci demeure, comme le relève le document de BAM, caractérisée par une forte concentration, qui s'est, au demeurant, accentuée en 2002 avec l'absorption de ABN Amro par la BMCI. En effet, sur un total de la situation comptable des 18 banques, de près de 362 milliards de DH, trois grands établissements de la place accaparent la plus grande partie. Celle-ci est passée de 48,4 à 50,9% en 2002, alors que celles des six établissements moyens et des neuf autres banques sont revenues respectivement de 43,5 à 42,8% et de 8,1 à 6,3%.Côté résultats, les banques commerciales ont affiché, au terme de 2002, une progression de 6,6% de leurs ressources à 252 milliards de DH et de 6,1% de leurs crédits à 146,4 milliards de DH, contre respectivement une évolution de 14,9 et 4,4% en 2001.L'encours des dépôts de la clientèle, qui a connu une forte progression de 14,2% à 232,1 milliards de DH à fin 2001, a progressé de 6,94% à 269,8 milliards de DH en 2002. Cette évolution s'est accompagnée, dans un contexte caractérisé par l'aisance des banques et la baisse des taux d'intérêt, d'un renforcement des comptes à vue et d'une contraction des placements à terme.Cette hausse couvre une évolution très disparate des différentes masses, notamment une évolution importante des comptes chèques de 14% à 92,8 milliards de DH et des comptes épargne de 8,4% à 32,5 milliards de DH. A contrario, les dépôts à terme, perturbés par la baisse des taux, ont accusé un recul de 2% à 76,4 milliards de DH. Parallèlement, les créances sur la clientèle n'ont affiché qu'une croissance limitée de 2% à 127,77 milliards de DH au terme de 2001 et de 3,1% à 131,67 milliards de DH à la fin 2002, en liaison avec la morosité persistante de la conjoncture économique. La forte surliquidité, dont souffre le marché, a engendré une décrue des taux qui a été initiée en 2000 et s'est poursuivie en 2001 avec une amplification en 2002. Ce qui a permis à plusieurs grandes entreprises de procéder à des émissions obligataires à des taux relativement compétitifs. . ScepticismeQuant aux perspectives, en l'absence d'une visibilité d'une véritable reprise économique, les analystes demeurent sceptiques par rapport à l'évolution aussi bien des dépôts que des crédits. En termes de rentabilité, la croissance du produit net bancaire (PNB) devrait être affectée par la poursuite de l'effritement de la marge d'intérêt et une faiblesse relative des résultats sur opérations du marché. Et ce compte tenu des réalisations exceptionnelles au titre de 2001. Par ailleurs, la marge sur commissions occupait une part plus importante du PNB, vu l'attention toute particulière qu'accordent désormais les banques aux activités génératrices de commissions, cherchant ainsi à compenser notamment le recul des marges d'intérêt. En parallèle, et compte tenu des perspectives peu encourageantes du secteur, les banques devraient renforcer les dispositifs propres à maîtriser et leurs frais généraux (en moyenne plus de 52% de leur PNB en 2001) et leur risque. Fédoua TOUNASSI

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc