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    Banque : ABN Amro Bank décline son identité internationale

    Par L'Economiste | Edition N°:263 Le 16/01/1997 | Partager

    Augmentation de capital, adoption du nom de la maison mère et repositionnement international: la filiale du Hollandais ABN Amro affiche sa nouvelle stratégie.


    EXIT ABM Bank! ABN Amro Bank s'installe. Près de deux ans après la reprise de la quasi-totalité du capital par la maison mère, ce changement de nom marque le début d'une nouvelle étape pour la banque hollandaise. Le détestable climat social qui a prévalu un moment en raison de la crainte d'un plan de restructuration n'est plus qu'un mauvais souvenir. ABN Amro Bank reprend ses marques, consolide progressivement ses positions et met en oeuvre une stratégie concoctée au lendemain de la modification de son tour de table, mais réadaptée en fonction des réalités du marché.
    Pour se donner les moyens de mener plus aisément sa stratégie, la banque a récemment renforcé ses fonds propres, portant son capital à 500 MDH, soit une augmentation de 190 MDH. Trait significatif de son nouveau visage: ABN Amro décline son caractère international. «La nouvelle dénomination renforce notre identité et favorise une plus forte reconnaissance à l'extérieur», explique M. Ad Rutgers, vice-président directeur général. La démarche ne souffre d'aucune ambiguïté. ABN Amro Bank garde un oeil sur le marché intérieur mais entend optimiser au maximum l'effet de synergie qu'offre son réseau international étendu sur 70 pays.

    La politique commerciale a ainsi été réajustée après une segmentation plus précise de la clientèle. La banque a décidé «d'aller encore plus loin» avec les grandes entreprises, notamment les filiales des multinationales. Pour les entreprises moyennes, des secteurs prioritaires, entre autres l'industrie, l'agriculture et le transport, ont été identifiés. Cette catégorie devra cependant présenter une stratégie bien ficelée, «conforme au standard international du groupe ABN Amro». Quant aux particuliers, ils vont continuer à bénéficier d'un traitement personnalisé.

    Nettoyage du portefeuille


    Côté offre, ABN Amro Bank s'emploie à mettre à profit l'expertise du groupe en matière de change et de gestion de trésorerie. Outre les opérations d'achat et de vente de devises, elle propose des produits de couverture des risques de change à court et moyen termes. L'élargissement du marché, actuellement en cours, permettra d'ailleurs de présenter une gamme de services encore plus large, est-il souligné. Sur un autre registre, ABN Amro Finance Maroc, la société de bourse filiale de la banque, désire renforcer sa présence sur le marché des capitaux. Déjà active sur l'intermédiation des valeurs financières locales, elle s'est décidée à aider les entreprises locales à lever des capitaux étrangers «avec l'appui du réseau international», indique M. Karim El Fekkak, directeur général de la société de bourse.

    De manière large, ce volet ingénierie financière est bien mis en évidence dans l'offre globale. En ligne de mire: les grands projets d'infrastructures. Dans ce sens, il est à souligner que le groupe ABN Amro est membre du consortium bancaire sollicité pour le financement de la centrale électrique de Jorf Lasfar. Pour les particuliers, de nouveaux produits viendront s'ajouter à l'offre existante. La banque envisage de s'attaquer au crédit à la consommation. Cependant, «rien n'est encore définitivement arrêté», souligne M. Rutgers, précisant que les études sont en cours. Beaucoup plus sûr, ABN Amro Bank, affiliée à Interbank, installera ses propres guichets automatiques qui, outre les retraits, offriront plusieurs autres fonctions. Elle ne va toutefois pas se lancer dans une bataille de parts de marché tous azimuts.
    De l'avis du Dg, en accord avec MM. Mohamed Haitami, directeur central du Réseau, et M Jean-Jacques Leb, sous-directeur en charge de la Communication, «la qualité et la consistance des clients sont plus importantes que la taille». D'ailleurs, la banque sort d'une année de nettoyage du portefeuille. Malgré une croissance de l'activité de l'ordre de 8% par rapport à l'année précédente et un bon résultat courant, cette opération pourrait plomber les résultats finaux. Elle permet toutefois de repartir sur des bases plus saines. Pour l'exercice en cours, il est attendu «une croissance limitée mais de qualité», annonce M. Rutgers.

    Alié Dior NDOUR.

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