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    Tourisme : Supratours se recentre sur son métier de base

    Par L'Economiste | Edition N°:263 Le 16/01/1997 | Partager

    L'agence touristique des Chemins de Fer se désengage de la restauration à bord des trains et de la gestion des buvettes et des points de vente dans les gares. Elle veut développer son activité de transport et relancer le pôle tourisme. Elle retrouve en fait son activité de base.


    La filiale touristique et de voyages de l'ONCF (Office National des Chemins de Fer) cherche un nouveau départ. Supratours abandonne le pôle "food & beverage", son pôle restauration à bord des trains et de gestion de kiosques à tabacs et journaux dans les gares, pour se concentrer sur le transport et le tourisme. C'est l'axe majeur de sa restructuration qui s'inscrit elle-même dans celle qui touche sa "maison mère".

    Mutation des esprits


    En fait, l'agence retrouve son métier de base. A l'origine, elle devait assurer la commercialisation des hôtels de l'ONCF ainsi que des circuits touristiques à travers le réseau hôtelier de l'Office. Mais bien vite, son activité s'orienta vers la restauration et la continuation du réseau ONCF vers les régions non desservies par le rail. Ces deux activités génèrent respectivement 45 et 43% du chiffre d'affaires de Supratours (50 millions de DH en 95).
    Avec le recul, le food & beverage, notamment la branche restauration, reprise à une enseigne internationale en 1983, s'est avéré être un gouffre financier pour l'agence, révèle M. Mohamed Charif, le nouveau directeur général. Le plan de restructuration poursuit un double objectif: renforcer le pôle transport et sortir l'activité touristique de son hibernation. Mais la voie est parsemée d'embûches: il faudra d'abord obtenir les inévitables agréments nécessaires à l'élargissement du réseau. Ensuite trouver le financement pour renouveler le parc d'autocars. Dès cette année, il est prévu d'acquérir six nouveaux autocars, soit près du tiers du parc.

    Le plus difficile sera d'opérer une mutation des esprits à l'intérieur, dans une organisation où règne la mentalité "fonctionnaire" et où "la gestion des ressources humaines se réduit à celle des la paie et de congés du personnel".
    Pour relancer le tourisme, la Direction mise sur la couverture territoriale du réseau d'agences Supratours et l'amélioration du profil des employés, "qui doivent apprendre à vendre". Jusqu'à maintenant, Supratours ne doit sa survie qu'à la continuation par route des clients que lui assurent les Chemins de Fer.
    Entre 1991 et 1995, l'ONCF a drainé en moyenne 298.000 passagers par an.
    Avec ses 230 salariés sur un total de 329 que compte l'entreprise, le pôle restauration souffrait d'un pléthore d'effectifs.
    Les charges salariales absor-baient la moitié du chiffre d'affaires.
    Ce qui, à terme, menaçait sérieusement la continuité de l'exploitation de toute l'entreprise. Au moins une centaine de personnes sont de trop, estime M. Charif.

    Statut juridique original


    Pour l'état-major de l'ONCF, l'amélioration des prestations et de l'esprit commercial des Chemins de Fer passe, entre autres, par le recentrage sur leur métier de base. Décision a donc été prise de concéder l'exploitation du "food & beverage" aux opérateurs privés. Ce concept regroupe un package d'activités comprenant un snack, une cafétéria, des kiosques à tabacs et journaux et la restauration à bord des trains.
    Les résultats de deux appels d'offres sont pour le moins mitigés, voire très en deçà des espoirs de la Direction. Les candidats ont peut-être mis en équation les clauses du cahier des charges et des incertitudes qui pèsent sur la relance de l'activité. Seuls quatre des quinze centres ont trouvé preneurs. Du coup, le plan de restructuration a revu à la hausse les propositions initialement réservées aux salariés. A titre individuel ou par groupe, ils peuvent se porter candidats tout en bénéficiant de conditions préféren-tielles.
    Autre chantier du plan de restructuration, la clarification du statut juridique de l'agence. Vue sous cet angle en effet, la position de Supratours par rapport à l'ONCF est pour le moins originale. Vis-à-vis de l'Office, considéré pourtant comme sa "maison mère", il n'existe aucun lien capital. Si Supratours possède son propre numéro de patente, elle n'est pas non plus une structure décentralisée de l'ONCF. Seule l'intégration des comptes de l'agence dans ceux de l'Office témoigne de fait de l'existence d'un lien ombilical entre les deux entités.

    Abashi SHAMAMBA.

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