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    Economie

    Assises nationales du tourisme
    Tant qu’il y a de la visibilité…

    Par L'Economiste | Edition N°:2163 Le 02/12/2005 | Partager

    . Plus de crédibilité à l’international pour la destination. Mais il faudra attirer plus d’investisseurs. Un cycle de croissance ascendant5,5 millions de touristes en 2004, probablement 6 en 2005. Plus de 13 millions de nuitées l’année dernière, 11,1 millions à fin octobre 2005. Evolution similaire pour les recettes qui ont caracolé, à fin décembre 2004, au niveau jamais atteint de 34 milliards de DH. Le tourisme rapporte presque autant que les transferts des Marocains résidents à l’étranger. L’activité est sur un trend ascendant. D’autres chiffres pour s’en convaincre: en 2004, le Maroc a augmenté sa capacité litière de 9.791 lits. Dans la Vision 2010, l’objectif est de la tripler avec une capacité additionnelle de 65.000 chambres nouvelles pour le balnéaire et 15.000 autres dans le culturel. A fin 2005, le nombre de lits supplémentaires se situerait autour de 7.050. Une cadence qui devrait, selon les prévisions, s’accélérer dès 2006, année durant laquelle la capacité additionnelle serait de 14.130.En outre, la concession des stations balnéaires est presque achevée. Quatre sur les six programmées sont aménagées par des investisseurs de renommée internationale. Saaïdia, Mazagan, Lixus et Mogador en sont, pour une partie d’entre elles, au stade de la commercialisation. On devrait connaître, dans les prochains jours, les nouveaux concessionnaires de la station Taghazout qui mettra ainsi fin à ses déboires (www.leconomiste.com). Pour boucler le Plan Azur, le gouvernement a encore à trouver des aménageurs-développeurs pour la station Plages Blanches.Grand succès de la stratégie touristique: la libéralisation du transport aérien. Cette ouverture s’est traduite par l’arrivée de nouvelles compagnies aériennes et la création de la première low-cost nationale. Une seconde compagnie du même genre doit voir le jour, avant fin décembre. De l’avis des opérateurs, le bilan est «globalement positif». Du moins en ce qui concerne les réalisations. Mais c’est surtout l’introduction de nouveaux concepts et la réussite de leur mise en application qui confèrent à cette Vision 2010 une importance de premier plan. Politiquement, la conception d’une stratégie «claire avec des objectifs précis» est une avancée de taille. «Pour attirer davantage d’investisseurs étrangers, il fallait d’abord disposer d’une visibilité», expliquent les institutionnels. Pour les opérateurs privés, c’est également «un point important». Le tourisme s’insère comme priorité économique nationale dans le programme gouvernemental et celui de toutes les formations politiques, même le Parti de la Justice et du Développement qui faisait souvent des sorties pour dénoncer «la débauche» engendrée par cette activité. Autre concept de taille aujourd’hui concrétisé, celui des PDR (programmes de développement régionaux). Le premier vient d’être lancé à Fès-Boulemane le 25 novembre dernier. Ces programmes représentent, au-delà du développement de l’activité touristique, la mise en œuvre de la politique de décentralisation, en particulier celle du partenariat public/privé. «Le secteur a gagné en maturité depuis l’avènement du contrat-programme, surtout en matière de partenariat et de création d’un espace de dialogue et de coordination entre les opérateurs des deux bords», explique un professionnel. Il évoque également la «plus grande crédibilité de la destination», particulièrement vis-à-vis des marchés émetteurs. Des avancées donc et même beaucoup. Mais il reste aussi «beaucoup à faire». Parachever la libéralisation de l’aérien, restructurer le secteur des voyagistes et surtout accorder davantage de place à la formation, un des points noirs au Maroc. Dans une activité pourtant considérée comme une «priorité nationale», la couverture sociale est loin d’être généralisée et les salaires sont encore trop faibles pour garantir des prestations de qualité.A. D.

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