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    Société

    Arrêtez de battre les femmes!

    Par L'Economiste | Edition N°:2158 Le 25/11/2005 | Partager

    . Le Maroc célèbre la journée mondiale de lutte contre cette violence. Une campagne audiovisuelle va bientôt être diffusée sur les deux chaînes. Un million de DH alloué aux centres d’écouteC’est aujourd’hui 25 novembre qu’est célébrée la journée mondiale de lutte contre la violence à l’égard des femmes. A cette occasion, le secrétariat d’Etat chargé de la Famille, de l’Enfance et des Personnes handicapées organise un grand forum méditerranéen à l’hôtel Farah, à Rabat, qui s’achève aujourd’hui 25 novembre. Il est présidé par Yasmina Baddou, secrétaire d’Etat à la Famille, à l’Enfance et aux Handicapés, l’Ambassadrice du Canada au Maroc et un représentant du FNUAP (Fonds des Nations unies pour la population). Plus de 200 personnes venant d’une quinzaine de pays européens et méditerranéens participent à cette manifestation. «C’est une première au Maroc», indique Jamal Rhmani, directeur de la communication au secrétariat d’Etat à la Famille. En effet, la violence conjugale est d’actualité. Même si la Moudawana a introduit un article de loi incriminant la violence conjugale, cette dernière reste monnaie courante et les maris violents ne sont presque jamais inquiétés. «Les procédures judiciaires à l’encontre d’un époux ayant battu sa femme mènent très rarement à une arrestation, parce qu’il est difficile à la femme d’apporter des preuves, le certificat médical ne suffisant pas», explique la responsable du centre d’écoute LDDF Assistance. «La loi impose la présence de témoins, or les scènes de violence conjugale se passent généralement dans l’intimité du foyer», poursuit-elle. Une véritable aberration!De plus, même quand une femme a le courage de porter plainte, les juges plaident toujours pour la réconciliation entre les époux et le retrait de la plainte. En réalité, la question a pendant longtemps été taboue au Maroc. Les non-dits ont commencé à être brisés pour la première fois en 1998, à travers une campagne de sensibilisation. En 2004, une seconde campagne dédiée à cette lutte a consolidé l’orientation du Royaume en faveur de la défense des droits de la femme et de son intégrité physique. Aujourd’hui, le secrétariat d’Etat poursuit son effort et mène diverses actions pour lutter contre la violence conjugale. Sa priorité est de connaître l’ampleur du phénomène, sachant qu’il n’existe pour l’instant aucun chiffre officiel. Il a donc signé il y a quinze jours une convention avec le Haut-commissariat au Plan pour constituer une base de données avec des chiffres précis. Le secrétariat d’Etat prévoit aussi d’accorder une enveloppe d’un million de DH pour soutenir les centres d’écoute aux femmes battues. Le secrétariat d’Etat vient d’ailleurs de mettre en place un numéro vert pour les femmes battues, qui sera opérationnel à partir de cette semaine. Une campagne audiovisuelle nationale est en cours. Il s’agit d’un spot TV qui va être diffusé sur les deux chaînes et dont le slogan est «non à la violence à l’égard des femmes». Enfin, une caravane du secrétariat d’Etat a entamé un voyage à travers le Maroc, en collaboration avec des centres d’écoute aux femmes battues, pour sensibiliser contre la violence. «D’autres actions de sensibilisation sont menées régulièrement auprès des lycées, des universités, des syndicats et des formations sont dispensées aux assistantes sociales, policiers, gendarmes et médecins», assure Rhmani. Nadia BELKHAYAT

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