×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    Agrumes: 650.000 tonnes à l’export

    Par L'Economiste | Edition N°:2881 Le 15/10/2008 | Partager

    . Des prévisions en hausse. Production: 1,35 million de tonnes . Des calibres plus importants cette annéeLES exportations d’agrumes ont démarré sur les chapeaux de roues. «Déjà quelque 3.000 tonnes de clémentines ont été expédiées aux premiers jours de la campagne», indique Ahmed Darrab, secrétaire général de l’Association des producteurs d’agrumes (Aspam). Après un ralentissement ces dernières années, la campagne s’annonce enfin sous de bons auspices. En amont aussi la production promet d’être meilleure cette année. L’augmentation dans les volumes est due essentiellement aux répercussions climatiques jugées positives. Les pluies enregistrées l’année dernière et celles des deux dernières semaines auront certainement un impact sur le volume et le calibre des fruits. «Plus le calibre est important, plus le poids augmente», précise le SG de l’Aspam. Une nouvelle très bien accueillie par les producteurs, puisque les principaux marchés européens, friands des agrumes du Maroc, ont une préférence particulière pour les gros et moyen calibres.Pour l’heure, les prévisions en termes de production sont de 1,35 million de tonnes contre 1,23 million lors de la campagne précédente (soit une augmentation de près de 10%). A l’export, les prévisions s’inscrivent aussi à la hausse. L’interprofession table sur un tonnage de 650.000 contre 582.000 lors de la campagne précédente (soit une augmentation de quelque 12%). L’optimisme est, par conséquent, de mise au sein de la filière.«Avec ce tonnage, le secteur amorce son cycle d’augmentations des quantités produites et des volumes à l’export», indique le secrétaire général de l’Association des producteurs et exportateurs. Une évolution qui conforte les choix et orientations de la feuille de route de la filière matérialisée par le contrat-programme 2009-2018 (cf.www.leconomiste.com).Si tout se passe comme prévu, la filière table à horizon 2018 sur une production de 2,9 millions de tonnes dont 1,3 million dédiées intégralement à l’export. A noter que les préparatifs de la campagne à l’export ont commencé tôt cette année. Depuis juillet dernier, des contacts ont été pris avec le Canada, la Russie… pour optimiser les volumes à l’export. La nouveauté cette année est que la conjoncture internationale n’est pas favorable. Le marasme économique touche le pouvoir d’achat des clients sur les principaux marchés à l’export. Mais de là à évaluer l’impact réel de la crise sur les agrumes marocains, personne ne peut encore se prononcer. En tout cas, l’interprofession se veut proactive et anticipe déjà sur la déprime. Selon Darrab, «les fruits et les agrumes en particulier restent un poste important dans le budget des ménages. La plus-value nutritionnelle et les plaisirs gustatifs des agrumes font que ces produits restent incontournables, surtout en Europe». Rappelons qu’une campagne de sensibilisation invitant les personnes à consommer 5 fruits et légumes par jour bat son plein en France. Ceci dit, les professionnels restent vigilants afin de limiter les dégâts, si l’onde de choc atteint les agrumes marocains, dont les exportations représentent une recette de plus de 4 milliards de DH en devises par an. En tout et pour tout, la filière approvisionne une trentaine de pays à travers les différents continents. Des tests sont réalisés sur de nouveaux marchés, notamment la Chine.


    L’Egypte, grosse concurrente

    DÈS la semaine prochaine, les représentants de la filière se rendront au Caire pour participer à l’Assemblée générale du Comité de liaison de l’agrumiculture méditerranéenne (CLAM). Une organisation professionnelle internationale qui regroupe les principaux pays producteurs et exportateurs d’agrumes, dont le Maroc, l’Espagne, la Grèce, l’Egypte et Israël… La rencontre s’inscrit dans le cadre de contacts pris au début de chaque campagne pour évaluer le potentiel de la Méditerranée en termes de tonnage, de qualité… L’intérêt est de se faire une idée sur les perspectives du marché mondial des agrumes en termes de l’offre et la demande. L’équipe marocaine en profitera pour faire des visites techniques du verger égyptien, des stations de conditionnement et auprès des groupes exportateurs. A rappeler que l’Egypte est considérée, depuis 5 ans, comme un acteur important en matière d’exportation de fruits et légumes. Le pays des Pharaons commence d’ailleurs à bousculer l’offre Maroc surtout en Russie. Si l’Egypte a pu doubler ses exportations sur le marché russe, c’est parce que la main-d’œuvre y est très bon marché, la ressource eau très disponible et les aides de l’Etat multiples.Amin RBOUB

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc