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Agadir s’inquiète pour son image de marque face aux TO “low cost”

Par L'Economiste | Edition N°:1667 Le 22/12/2003 | Partager

. Des séjours offerts aux clients français entre 179 et 386 euros . Les discounters engendrent un gel des prix, selon des professionnels . Ceci ne favorise pas l’élargissement du marchéLes tour-opérateurs “low cost” offrent des voyages à des prix imbattables. Les hôtels de la place sont de plus en plus nombreux, depuis quelques mois, à leur vendre des chambres. Sur le marché français, les prix proposés varient entre 179 et 386 euros, pour un séjour de 7 jours en demi-pension, avion compris. C’est ce qui est proposé par un voyagiste. Des offres qui ont contribué à doper les arrivées et les nuitées du marché français dans la station. En effet, la présence des TO Etapes Nouvelles et Maxi sur la place, parallèlement à celle d’Accor, Fram, Club Med, a fortement contribué à l’augmentation des arrivées des touristes français à Agadir. De janvier à fin novembre 2003, ces derniers ont atteint plus de 154.000, soit une hausse de plus de 30% par rapport à la même période de l’an dernier. Reste que, selon des professionnels, ces volumes n’impliquent pas une augmentation des recettes. Par ailleurs, l’offre pléthorique à bas prix tend à donner une image bas de gamme de la destination. Une situation qui inquiète beaucoup d’hôteliers de la ville. Pour eux, les discounters engendrent un gel des prix de la station et n’élargissent pas le marché. “Ils visent des établissements amortis ce qui défavorise de facto toute initiative de rénovation du parc hôtelier”, déplore un opérateur. Selon lui, la pression que les discounters exercent sur le marché décourage même les nouveaux investisseurs. Mais peut-on se passer d’eux dans la conjoncture actuelle, surtout que la concurrence des pays méditerranéens est terrible pour le Maroc sur le marché français. Agadir boudée par l’incontournable marché allemand, a bien besoin d’eux pour faire du volume. Pour certains hôtels, ces TO constituent une sécurité de remplissage, car ils prennent des engagements fermes en garantissant un revenu que les chambres soient vendues ou non. En fait, ces TO low cost font partie du marché. Il faut composer avec eux si nous voulons aller vers un tourisme industriel dans l’avenir. Aux opérateurs et institutionnels de tirer vers le haut la destination par la qualité et la diversité du produit.


Baisse des arrivées de touristes

Les arrivées de touristes continuent à baisser dans la station. Selon les hôteliers, la ville a enregistré un recul de plus de 7% en novembre dernier, comparativement à la même période de l’année précédente. Les nuitées, pour leur part, ont chuté de plus de 14% par rapport à novembre 2002 et le taux d’occupation était à peine de 28% contre 38% le même mois l’an dernier. Le Ramadan est une des explications avancées par les professionnels. Pour le moment, les réservations pour la fin de l’année tombent au compte-gouttes. Seuls les hôtels de front de mer et les villages de vacances sont sollicités pour l’instant. Malgré la conjoncture morose, les hôteliers de la place ne baissent pas les bras. Les préparatifs des fêtes de fin d’année sont en cours. De notre correspondante, Malika ALAMI

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