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Affaire Ocalan: Les Grecs dans le collimateur

Par L'Economiste | Edition N°:453 Le 01/03/1999 | Partager

Le torchon brûle entre Ankara et Athènes à propos du procès du leader kurde Abdullah Ocalan. Les activités du Conseil d'Affaires turco-grec ont été annulées au moment où l'une des collaboratrices du chef du PKK parlait de la participation des autorités grecques à l'arrestation du rebelle.


Rien ne va plus entre la Turquie et la Grèce, les ennemis de toujours. Le président du Conseil d'Affaires turco-grec a annoncé mercredi l'annulation de toutes les activités de son organisation, en raison du rôle joué par la Grèce dans l'affaire Ocalan. "La politique erronée de la Grèce envers la Turquie a conduit les relations bilatérales à un point où elles sont difficilement réparables", a indiqué M. Rahmi Koc, président du premier groupe industriel de Turquie. Ce Conseil d'Affaires, créé en 1984, vise à promouvoir les relations commerciales entre les deux pays.
Ankara accuse en effet Athènes de complicité avec le Parti des Travailleurs du Kurdistan depuis la capture du chef du PKK le 15 février à Nairobi par les services turcs. Celui-ci venait de passer douze jours dans l'Ambassade grecque.
Par ailleurs, la Grèce a qualifié samedi soir de "mensongères" et relevant d'un délire anti-grec" les accusations de trahison du chef kurde lancées par une de ses collaboratrices qui l'avait accompagné au Kenya. Au cours d'une conférence de presse à Athènes, Mme Kilç a accusé le Premier ministre grec, ses ex-ministres des Affaires Etrangères, de l'Intérieur et de l'Ordre Public (tous limogés jeudi dernier), ainsi que l'ex-chef des services secrets, d'avoir livré le chef kurde, dans le cadre d'un "complot" turco-américano-israélien. La militante a affirmé que les autorités grecques n'ont pas cessé de tenter de se débarrasser d'Ocalan dès son premier passage en Grèce, le 29 janvier, venant de Rome. Elle les accuse également d'avoir envoyé à Nairobi quatre policiers chargés de "l'enlever pour le remettre à la CIA, au Mossad et au MIT (services secrets turcs)".

La première audience du procès du chef rebelle a été fixée au 24 mars par la Cour de Sûreté de l'Etat (GDM) d'Ankara. Celui-ci a été inculpé mardi 23 février dernier de "tentative de diviser la Turquie".
Ocalan, considéré comme un terroriste par la Turquie, risque la peine de mort pour ce motif.
Entre-temps, les mouvements de solidarité se multiplient. A Bonn comme à Paris ou encore à Zurich, la même image se répète. Des centaines de sympathisants déambulent dans les principales artères des capitales européennes en clamant la libération d'Abdullah Ocalan. Ils réclament également un procès juste et équitable au chef du PKK. Les sympathisants ont par ailleurs fait part de leurs inquiétudes après que les avocats du leader kurde eurent suspendu la défense de leur client en assurant craindre pour leur vie. Ces derniers ont été hués par une foule jeudi à Mudanya suite à leur première visite à Ocalan actuellement en détention dans l'Ile d'Imrali en Mer de Marmara. De leur côté, les chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union Européenne sont convenus vendredi dernier à Bonn-Petersberg, lors du sommet informel de l'UE, qu'il fallait qu'Abdullah Ocalan ait "un procès équitable et public".

Abdelaziz MEFTAH



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