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Responsabilité et religion

Par Ahlam NAZIH | Edition N°:4811 Le 12/07/2016 | Partager
Le protestantisme à l’origine des premières réflexions sur la RSE
Des fondements existent dans l’islam, mais la théorisation fait défaut

C’est aux Etats-Unis, vers la fin du XIXe siècle, que la RSE est née. Ses premiers penseurs ont notamment puisé leur source d’inspiration auprès de la religion protestante. Les églises y ont même joué un rôle central en commanditant des études autour de l’éthique chrétienne dans l’économie. 
Dans la religion musulmane, la responsabilité est présentée comme «l’essence de la création». Selon les textes religieux, Dieu a créé la terre pour que l’Homme puisse y vivre, mais ce dernier a l’obligation d’en prendre soin. «Il existe une responsabilité verticale envers le divin, et une responsabilité horizontale, envers ses semblables et les autres créatures», insiste Abdellah Cherif Ouazzani, enseignant-chercheur, docteur en droit musulman. Cette responsabilité peut se décliner à l’échelle d’un Etat, d’une organisation ou d’une famille. 
La notion d’entreprise n’existait pas au tout début de l’islam, mais le commerce devait toujours être régi selon une éthique religieuse, avec des principes bien précis: ne pas présenter à la vente un produit avec des vices cachés, interdiction de vendre un produit qui n’est pas palpable, partage des richesses,… «Les principes islamiques ont toujours été au juste milieu, réfutant à la fois le capitalisme sauvage et  le socialisme qui fait abstraction de l’effort personnel et de la prise d’initiative», précise Cherif Ouazzani. Certains concepts étaient également utilisés dans l’encadrement du monde des affaires, comme celui de la «hisba». Selon ce concept, l’on fait appel à un «mouhtassib», un professionnel à qui l’on reconnaît la compétence dans un domaine particulier et la crédibilité, chargé de faire respecter les normes éthiques dans les échanges commerciaux. Il avait l’autorité de contrôler, statuer dans des différends et de sanctionner.
Néanmoins, sur le plan de la théorisation de la responsabilité des entreprises, peu d’efforts ont été fournis par les exégètes. «Nous avons beaucoup de normes, comme la hisba, qui auraient pu être développées, mais nous les avons abandonnées. Cela fait quatre ou cinq siècles que nous dormons d’un sommeil profond. Bien qu’il soit réparateur, dans notre cas, il a été destructeur», regrette le docteur en droit musulman.

 

 

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