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    Economie

    Les partis politiques tendent la main aux patrons

    Par Khadija MASMOUDI | Edition N°:4807 Le 01/07/2016 | Partager
    Compétitivité, délais de paiement, investissement…
    Modèle économique: «Il faut le réinventer», s’accordent les partis
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    Miriem Bensalah-Chaqroun, présidente de la CGEM, a lancé une série de rencontres avec les partis politiques. Objectif, débattre des priorités économiques à quelques mois des échéances législatives (Ph. L’Economiste)

    Dans la pêche aux idées pour leurs programmes, tous les partis politiques font de la CGEM une escale incontournable. Le patronat veut les sensibiliser sur les problèmes auxquels se heurte le monde des affaires ainsi que les défis à relever. Cela à un moment où le rythme de la croissance s’essouffle et l’économie ne crée plus assez d’emplois. Plus inquiétant, l’investissement est en panne.  
    A ces rencontres à huis clos, la Confédération patronale a ressorti les conclusions de son étude sur la compétitivité en insistant sur quinze mesures prioritaires telles que les surcoûts qui pénalisent l’investissement. Le financement de la très petite entreprise, la politique fiscale et les  délais de paiement figurent parmi les dossiers abordés. La CGEM attend toujours la loi sur les délais de paiement. Un dossier sur lequel les bonnes intentions sont affichées mais sans passage à l’acte. Aujourd’hui la situation est critique. Le dernier warning émane du Comité de suivi des risques systémiques qui a tiré la sonnette d’alarme sur l’impact sur les petites entreprises (cf. L’Economiste n°4806 du jeudi 30 juin).   
    A côté de l’Istiqlal, la Confédération patronale a reçu le PPS, le PAM et le RNI (voir aussi article page 8). Et ces rencontres vont se poursuivre.  «Notre modèle est peu générateur d’emplois. Nous avons perdu des points de croissance au cours des dernières années. Le pire c’est le ralentissement des activités non agricoles», souligne Samir Belfakih, membre du bureau politique du PAM.
    Dans le diagnostic de la situation économique, le PAM revient notamment sur le peu d’emplois générés par l’économie:  33.000 seulement alors qu’il en faut 160.000 pour faire face aux arrivées sur le marché de l’emploi.
    Baisse de l’investissement, régression de la classe moyenne… un check-up peu réjouissant, selon ce parti qui espère, voire rêve d’un modèle de croissance inclusive qui crée plus d’emplois décents et mieux répartis dans toutes les régions. Le PAM, tout comme les autres partis politiques, est en train de mettre les dernières retouches à son programme économique.
    A l’Istiqlal, les économistes  qui ont accompagné Hamid Chabat à la CGEM relèvent aussi les limites du modèle économique actuel. «Nous avons raté le passage à l’offre à partir de 2011. Nous ne pouvons pas continuer sur un modèle basé seulement sur la demande intérieure. Aujourd’hui,  il faut une rupture», affirme  Mounia Ghoulam, membre du comité exécutif du PI. Deux vecteurs sont proposés. Le premier porte sur le renforcement de l’offre à travers l’industrie à forte valeur ajoutée.  Le deuxième concerne le ciblage de la consommation et la réorientation des subventions. «Le marché intérieur est important et il faut élargir la classe moyenne», poursuit Ghoulam. Pour les économistes du parti, la loi de finances a un rôle à jouer pour booster le modèle économique qui sera mis en place. Elle ne devrait plus se limiter à dispatcher les budgets mais appuyer le modèle économique avec des mesures orientées vers des secteurs bien déterminés.

     

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