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    Economie

    Le RNI veut un pacte de stabilité et de croissance

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:4807 Le 01/07/2016 | Partager
    Un chantier à finaliser dans les 100 premiers jours du gouvernement
    Mezouar met en garde contre le risque social

    Le RNI a montré sa force de mobilisation lors d’un ftour-débat organisé pour les entreprises, mercredi dernier à Casablanca. Le patron du RNI, de même que d’autres membres du bureau politique qui se sont succédé à la tribune, comme Mohamed Boussaid et Moulay Hafid Elalamy, ont proposé quelques pistes de réponse aux doléances de la communauté des affaires. C’est sur la base des échanges menés officiellement avec la CGEM au début de cette semaine, mais également des débats lors de cette rencontre, que le RNI va préparer son programme électoral. L’état major du parti de la colombe semble se démarquer de ses actuels alliés, dans un premier tour de chauffe à 100 jours des élections. Pour le président du RNI, «la personnalisation appauvrit le débat». Résultat: les années dernières ont été dominées par la politique au détriment de l’économie. Or, si cette situation persiste, «nous le paierons très cher, parce que le pays a besoin d’aller plus vite». Surtout que dans le contexte actuel, «nous vivons le même gap qui avait caractérisé la période du Plan d’ajustement structurel. 5 années supplémentaire avec la même tendance, le prix social sera 2 fois plus cher», a averti Mezouar. Il est revenu sur le contexte dans lequel sa formation a accepté de rejoindre la majorité, qualifiant l’année 2013 de «catastrophique». Or, «les entrepreneurs n’aiment pas les perturbations et préfèrent la visibilité. Ce qui posait l’urgence de remettre de l’ordre dans les finances publiques», a rappelé Mohamed Boussaid, membre du bureau politique et argentier du Royaume.
    Aujourd’hui, le RNI plaide pour «un choc économique, afin de remettre les choses sur les bonnes rails». Surtout que «les préoccupations ont changé. Les attentes ne portent plus sur la nécessité d’être au chevet des finances publiques, mais plutôt sur la pertinence du modèle économique pour booster la croissance», selon Boussaid. Le ministre des Finances s’est bien gardé de commenter les derniers warnings sur l’endettement et la situation catastrophique de nombreux établissements publics. Pour Mezouar, la rupture devra être faite durant les 100 premiers jours du gouvernement. La remise en forme de la dynamique économique nécessite d’activer le moteur de la production. Car, «stimuler la croissance avec la consommation n’est pas un modèle soutenable», a précisé Boussaid.
    Les dirigeants du RNI défendent une approche de relance via une série de mesures. En tête, un pacte de croissance et de stabilité avec les partenaires sociaux. Ils proposent également des mesures au profit des entreprises, des jeunes, ainsi que des régions qui connaîtront le lancement des premiers chantiers après l’installation de leurs organes.

    Doléances

    Cette rencontre a été aussi l’occasion de mettre le point sur les attentes des opérateurs économiques. Leurs doléances sont liées à la persistance de l’informel, la nécessité de la refonte de l’écosystème de l’enseignement, à l’amélioration des délais de paiement… Un sondage réalisé auprès des hommes d’affaires a montré que leurs préoccupations portent essentiellement sur certains freins à l’investissement. En tête, la corruption et l’informel, avec 26,5% chacun. Ils sont suivis des retards en termes de délais de paiement ainsi que la justice et le climat des affaires.

     

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