×
  • L'Editorial
  • régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Le prix de L’Economiste pour la recherche en économie, gestion et droit
    Economie

    IDE marocains en Afrique
    Après les banques, l’industrie

    Par Hassan EL ARIF | Edition N°:4806 Le 30/06/2016 | Partager
    Plus de 1 milliard de DH investis entre 2007 et 2015
    Les télécoms viennent en deuxième position
    ide_maroc_en_afrique_006.jpg

     Les IDE marocains en Afrique sont relativement diversifiés, mais restent concentrés entre les mains d’un groupe d’opérateurs restreint. Il s’agit principalement de Maroc Telecom, Attijariwafa bank, BMCE Bank of Africa, BCP, Managem, Royal Air Maroc, Ynna Holding, Addoha et Alliances

    Les IDE marocains en Afrique sont en hausse. Pour la seule année dernière, ils ont atteint 3 milliards de DH, soit plus que le double de 2014. Ces chiffres restent provisoires parce qu’il faut encore intégrer certains IDE, notamment la reprise de six filiales africaines d’Etisalat pour 475 millions d’euros. Un deal rentrant dans le cadre du rachat par l’émirati Etisalat de 53% du groupe marocain de télécom.
    Selon une étude de la DEPF du ministère des Finances, les investissements marocains sur le continent représentent plus de 51% des IDE de nos entreprises. Toutefois, ils restent fluctuants d’année en année et sont fonction d’opérations ponctuelles. Ainsi, les principaux investissements ont été réalisés en 2009 et 2010. Ils ont totalisé successivement 3 milliards de DH et 4,6 milliards et ont été réalisés dans le secteur des télécommunications.
    Par secteur, les IDE marocains en Afrique font ressortir qu’entre 2007 et 2015, 8,53 milliards de DH ont été investis dans le secteur des banques, soit 47% des IDE marocains en Afrique. Il est suivi des télécommunications qui ont totalisé plus de 4,4 milliards de DH, soit 23% des investissements réalisés en Afrique. L’industrie vient en troisième position, avec un peu plus de 1 milliard de DH au cours des huit dernières années, devant les prises de participation dans des holdings africaines et qui ont enregistré la principale opération en 2015 avec un investissement de l’ordre de 620,5 millions de DH. Ce qui peut correspondre à une seule opération, mais cela nécessite une autorisation exceptionnelle du fait que le montant des investissements en Afrique est plafonné à 100 millions de DH par an et à 50 millions de DH pour les autres régions du monde.
    C’est en 1990 que les premières grosses opérations ont été réalisées. Elles ont commencé par l’implantation de BMCE Bank qui a racheté 27,38% du capital de la Banque de développement du Maroc, puis de 25% du tour de table de Congolaise des banques. L’institution financière présidée par Othman Benjelloun est ensuite devenue actionnaire à hauteur de 59,39% dans la Bank of Africa du Mali en 2007. Le groupe est maintenant présent dans 14 pays africains et représente l’un des premiers réseaux bancaires dans la région de l’Uemoa.
    Depuis une vingtaine d’années, la Banque Centrale Populaire (BCP) contrôle la deuxième banque en Centrafrique (Banque Populaire maroco-centrafricaine) et la Banque Populaire maroco-guinéenne à hauteur respectivement de 62,5% et 53,9%. En 2010, un groupement composé d’Attijariwafa bank et de la BCP a finalisé l’acquisition de 80% de BNP Paribas Mauritanie.
    Attijariwafa bank n’est pas en reste. En 2006, elle a créé Attijariwafa bank Sénéral, qui sera fusionnée avec la Banque sénégalo-tunisienne pour former Attijariwafa bank Sénégal, qui sera à son tour fusionnée en 2008 avec la CBAO pour créer CBAO groupe Attijariwafa bank, détenu à 51,93% par le groupe financier. La filiale bancaire de la SNI n’en restera pas là puisqu’en 2008, elle acquiert 51% du capital de la Banque internationale du Mali et rachète cinq filiales africaines du groupe français Crédit Agricole. Leader bancaire au Sénégal, Attijariwafa bank prend des participations importantes dans des marchés financiers dynamiques tels que le Cameroun (Société camerounaise de banques), le Congo-Brazzaville (Crédit du Congo), la Côte d’Ivoire (Société ivoirienne de banque) et le Gabon (Union gabonaise de banques).
    Dans le domaine des télécoms, c’est l’opérateur historique qui a ouvert le bal en rachetant Mauritel suite à sa privatisation en 2001, détenue à hauteur de 41,2% via la Compagnie mauritanienne de communication. Le groupe est présent au Burkina Faso depuis 2006, où il a racheté 51% du capital d’Onatel. En 2007, il a racheté 51% des parts de Gabon Télécom. Maroc Telecom a également acquis 51% de Sotelma en 2009 suite à sa privatisation par le gouvernement malien. En 2010, ces quatre filiales représentaient 19,78% du chiffre d’affaires consolidé de l’opérateur. Une part qui devrait être renforcée suite au rachat de cinq nouvelles filiales africaines.

     

    Retrouvez dans la même rubrique

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc