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Analyse

Une nouvelle approche pour les barrages

Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:4806 Le 30/06/2016 | Partager
Les procédures d’appels d’offres révisées
Plus de concurrence dans les marchés
Premiers effets: Des économies pour le budget!
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La réalisation des barrages se trouve parfois confrontée à des problèmes de financiers de l’entreprise. Le ministère procède ainsià la résiliation du contrat tout en préparant le marché d’achèvement des travaux comme c’est le cas pour la construction du barrage Sidi Abdallah dans la province de Taroudant

La réalisation des barrages coûte cher, particulièrement en période de contraintes budgétaires. Pour contourner cet obstacle, il fallait explorer d’autres alternatives dont l’ouverture de ce marché à la concurrence. Les premiers fruits commencent à tomber.

En effet, l’appel d’offres pour la construction de deux grands barrages comme la Toudra et Agdès a permis cette année à l’Etat de dégager une économie de près de 200 millions de DH. Le premier marché a été adjugé à la Stam pour 319 millions de DH alors que le moins-disant parmi les entreprises classiques réclamait 360 millions, soit une économie de 41 millions de DH.
Pour le barrage d’Agdès, adjugé à Stam pour 793 millions de DH alors que l’offre pour le prix le moins-disant des trois entreprises classiques a été de 945 millions. Ainsi, l’Etat a économisé 152 millions de DH. La ministre déléguée à l’Eau, Charafat Afailal, attribue cet «exploit» à la révision du système de classification. Trois nouvelles entreprises ont pu obtenir le classement «S» qui les autorise à participer à ce «marché fermé».
Reste la question de la qualité et de la sécurité. Sur cet aspect, la ministre est catégorique: «Il n’y a aucune crainte de ce côté-là. Pour soumissionner, l’entreprise doit avoir la qualification requise du ministère de l’Equipement qui a un système de classification très sévère et très rigoureux. Celui-ci classe les entreprises qui opèrent dans le secteur du BTP. Cela se décide en fonction de leur expertise, leur savoir-faire et leur capacité financière à réaliser le projet. Donc, la révision de ce système de classification a permis à certaines entreprises, reconnues dans le domaine des BTP, d’accéder à la classe «S». «Cela s’est traduit par une concurrence qui nous a permis d’économiser de l’argent pour l’Etat. En dehors de cette qualification, nous avons capitalisé une expertise importante en matière de barrage. Nous disposons d’ingénieurs hautement qualifiés, accompagnés par des bureaux d’études reconnus à l’échelle internationale», dit-elle.
La révision du système de qualification a été également étendue aux bureaux d’études techniques. Auparavant, le marché était dominé par le CID et Novec, des BET publics (avec une petite composante privée pour le CID).  
Cependant, il faudra faire face à un déficit hydrique à partir des cinq prochaines années. Le ministère en charge du dossier est conscient de l’impact positif que les grands aménagements hydrauliques ont toujours eu  sur la sécurité hydrique alimentaire. «Le Maroc a réussi à bâtir un modèle efficient de mobilisation et de gestion de l’eau propre au pays et à développer un savoir-faire cité en exemple à l’échelle régionale et même internationale, particulièrement en matière d’ingénierie de conception, d’exploitation et d’entretien des barrages», a souligné Charfat Afailal.

1.500 millions de m3 perdus par an

L’envasement est un véritable casse-tête pour le ministère délégué en charge de l’Eau. Cette problématique récurrente réduit, de manière drastique, la capacité de stockage des barrages. Le volume approximatif d’eau perdu s’élève à 1.500 millions de mètres cubes.
Pour traiter ce dysfonctionnement, le ministère procède à des lâchers d’eau pour vidanger les fonds des barrages au moins une fois par an et à l’occasion d’enregistrement de crues pouvant amener à des déversements. De même, ce département aménage des seuils au niveau des bassins versants pour limiter le transport des déchets solides vers les retenues des barrages. Il procède également au dragage par pompage de la vase des retenues. Cependant, il est confronté à l’écueil du coût, jugé élevé.
En effet, le prix du dragage varie entre 40 et 50 DH le mètre cube de vase extraite. Outre la cherté, cette technique se heurte au problème du foncier. Il est très difficile de trouver des terrains pour aménager des bassins de décantation et de stockage de la vase extraite.

 

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