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    Le Maroc peut négocier un ALE avec le Royaume-Uni

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:4804 Le 28/06/2016 | Partager
    Un tel accord sera bénéfique pour les exportations marocaines
    Investissements: Moins de 1% du total des IDE au Maroc
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    L’économiste Hammad Kassal: «Je pense que le Maroc peut saisir cette opportunité et négocier rapidement un accord de libre-échange avec le Royaume-Uni…» (Ph. L’Economiste).

    - L’Economiste: Quelles conséquences du Brexit pour des pays tiers comme le Maroc?
    - Hammad Kassal:
    Les relations commerciales et économiques entre le Maroc et le Royaume-Uni sont moyennes et même les investissements britanniques au Maroc sont très faibles: moins de 1% du total des IDE. Donc l’impact est marginal. Je pense que le Maroc peut saisir cette opportunité et négocier rapidement un accord de libre-échange avec le Royaume-Uni. Un tel accord sera bénéfique pour les exportations marocaines, surtout pour le secteur agricole où nos produits ne rencontreront pas d’obstacles comme c’est le cas actuellement avec l’UE. Nos concurrents sur le marché britannique auront les mêmes conditions d’accès que nous et si on est réactif, on peut tirer profit rapidement. Le dirham ne sera pas affecté vu le volume global des échanges. Au total, les exportations marocaines vers le Royaume-Uni représentent environ 4 ou 5 milliards de dirhams principalement du textile, des produits agricoles… contre 7 à 8 milliards de DH pour les importations (produits industriels, voitures touristiques…).

    - Faut-il s’attendre à un changement dans les relations au sein de l’Union européenne?
    - Pour les Britanniques qui ont voté la sortie, les relations de leur pays avec l’Union doit s’inspirer du modèle UE-Norvège. Du fait des rejets successifs par référendums, la Norvège a conclu, dans le cadre de l’Association européenne de libre-échange dont elle est membre, un accord de participation à l’espace économique européen (EEE). Celui-ci implique la participation au marché commun (toutes les lois, sauf celles liées à l’agriculture et la pêche, s’appliquent à la Norvège) et la participation aux agences et programmes de l’UE (sans pour autant avoir de droit de vote). Ce qui fait que la Norvège est pratiquement intégrée à hauteur de 75% à l’Union. Les Britanniques vont certainement se baser sur ce modèle pour leurs négociations avec l’Union.

    - Quelles seraient les prochaines étapes après le référendum?
    - L’article 50 du traité sur l’Union européenne est clair pour ce qui est du processus à suivre une fois le pays décide de se retirer de l’Union. Il stipule que «l’Etat membre qui décide de se retirer notifie son intention au Conseil européen. A la lumière des orientations du Conseil européen, l’Union négocie et conclut avec cet Etat un accord fixant les modalités de son retrait, en tenant compte du cadre de ses relations futures avec l’Union. Les traités cessent d’être appliqués à l’Etat à partir de la date d’entrée en vigueur de l’accord de retrait ou, à défaut, deux ans après la notification». Ce délai peut être prorogé si le Conseil européen, en accord avec l’Etat membre, le décide à l’unanimité.
    Propos recueillis par
    Fatim-Zahra TOHRY

     

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