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    L’après-Brexit
    Les marchés financiers toujours sous tension

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:4804 Le 28/06/2016 | Partager
    Bourses, devises, pétrole… vers une tendance baissière
    Les banques centrales affûtent leurs armes
    Risque de relocalisation de milliers d'emplois financiers
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    Après le Brexit, la livre britannique continue à plonger. Elle a perdu environ 12% de sa valeur face au dollar depuis jeudi 23 juin. Et elle pourrait poursuivre sur cette voie si la Banque d’Angleterre devait réduire ses taux d’intérêt pour soutenir l’économie

    L'euro et la livre britannique étaient, hier lundi, en baisse face au dollar. Les devises sont restées fragilisé par le Brexit. Depuis la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, la livre a ainsi perdu environ 12% de sa valeur face au dollar et près de 10% face à l'euro. Les analystes s’attendent à ce que la tendance reste baissière au moins à moyen terme. Pour leur part, les cours du Brent et du WTI (au-dessous de 50 dollars), qui avaient fortement baissé vendredi 24 juin, à l'image de l'ensemble des marchés financiers, peinaient à accrocher un cap lundi dans la matinée. Pour le wali de Bank Al-Maghrib, Abdellatif Jouahri, l’impact sur la croissance au Maroc sera très limité. Il est évalué à 0,1 point maximum.
    Les Bourses européennes sont attendues en net repli. Londres perdait 1,21%, Francfort 1,20% et Paris 1,40%. Milan lâchait 1,05% et Madrid limitait la casse (-0,14%), après un bond de plus de 3% à l'ouverture. Plusieurs valeurs des secteurs bancaire, aérien et immobilier plongeaient à la Bourse de Londres. Toutes les grandes banques centrales (BCE, FED…) sont sur le qui-vive. Jusque-là, les banques ont pu tirer 400 milliards d'euros auprès de la BCE. Si JP Morgan a abaissé ses valorisations des banques françaises, la Société Générale a dégradé les banques européennes.  Aussi, l'UE se prépare déjà à déménager l'Autorité bancaire européenne (ABE) installée à Londres. Paris ou Francfort pourrait accueillir cet organisme. Il faudrait aussi s’attendre à la relocalisation dans d'autres pays européens de milliers d'emplois financiers pour l'instant basés à Londres.
    Pour discuter des conséquences du Brexit, les réunions se succèdent. Les grands argentiers se retrouvent cette semaine au Portugal pour discuter des implications. Celles-ci ont occupé les débats le week-end dernier à Bâle lors du congrès annuel de la Banque des règlements internationaux (BRI).  Le sujet a été discuté aussi lors du Forum d'été de Davos qui réunit quelque 2.000 décideurs économiques et politiques de plus de 80 pays. Les propositions franco-allemandes d'union politique renforcée en Europe ont été abordées hier à Prague. La chancelière allemande Angela Merkel a dit «comprendre que le gouvernement britannique ait besoin de temps pour formaliser sa demande de sortie de l'Union européenne, alors qu'en Europe les appels à un divorce accéléré se multiplient».
    Le Royaume-Uni doit gérer les demandes pressantes des dirigeants  de l'Union européenne d'accélérer «le divorce». Démissionnaire, David Cameron veut laisser à son successeur le soin de régler le dossier. Le ministre britannique des Finances, George Osborne, a prévenu que Londres n'activerait l'article 50 pour quitter l'UE qu'au «moment opportun».

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