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    Fès/Restauration de la médina: La cité de Moulay Driss retrouve son lustre

    Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:4797 Le 17/06/2016 | Partager
    Le Souverain s’est rendu dans 13 monuments historiques
    Réhabilités à l’identique, leur fondation remonte au Xe siècle
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    A l’issue des travaux de réhabilitation de 26 monuments historiques de la médina de Fès, réalisés grâce à la sollicitude Royale, le Souverain a célébré le baptême de ce patrimoine. Sa visite qui a duré deux heures, mercredi dernier, l’a mené dans 13 monuments (Ph. MAP)

    La médina de Fès, le 15 juin 2016. Âgée de 1.208 ans, la cité idrisside a subi l’usure du temps. Ses monuments historiques, qui tombaient en ruine, renaissent de leurs cendres. En tout, 26 sites à haute charge historique ont été restaurés à l’initiative du Roi Mohammed VI. Mercredi dernier, et à l’issue d’un travail méticuleux de rénovation, le Souverain s’est rendu dans 13 monuments historiques.
    La visite  royale a duré près de 2 heures durant lesquelles le Roi s’est enquis respectivement du pont Terrafine, oeuvre de l’émir Zénète Dounas au XIème siècle, Souk Sebbaghine, dont la construction remonte à l’époque Zénète au Xe siècle, les medersas Mohammadia, fondée à la fin du XIIIe siècle et rénovée par le Sultan Mohammed V au XXe siècle, Seffarine, première medersa de l’époque mérinide au Maroc (675H/ 1276 J.-C) et Mesbahiya, érigée au nord de la Mosquée Al Qaraouiyine par le Sultan mérinide Abou Hassan en 1347. Mohammed VI a également visité Dar Al Mouaqqit, une tour élevée sous le règne du Sultan mérinide Abou Inan dans le but de contrôler la carte astronomique du ciel, l’ex-agence Bank Al Maghreb (début du XXe siècle), foundouk Kettanine (XIXe siècle à l’époque du Sultan My Hassan Ier), Hammam Ben Abbad (XIVe siècle), Dar Lazrek, fondée à l’époque mérinide au XVe siècle, et le pont Khrachfiyine (XIe siècle). Sa tournée a pris fin dans les fortins (borj) Boutouil et Sidi Bounafae, édifiés par les Saâdiens au XVIe siècle. Et c’est dans ce dernier borj (Sidi Bounafae) que tout a commencé en novembre 2014, lorsque le Souverain constate que les travaux de restauration évoluent à pas de tortue et ordonne qu’ils soient achevés dans les délais impartis.

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    Perturbée durant les dix dernières années par les interminables épisodes d’effondrements mortels, l’ancienne médina nécessitait une prise en charge urgente. «A l’initiative du Souverain, il nous a été demandé d’identifier des sites à haute charge historique, sans fixer leur nombre ni limiter le budget dédié», se rappelle Fouad Serrhini, directeur de l’Agence pour le développement et la réhabilitation de la médina (Ader-Fès). «Nous avons répertorié 27 monuments parmi les plus importants, évalué leur rénovation à 285,5 millions de DH, et remis le projet à l’appréciation du Roi. Il l’a approuvé en totalité», ajoute-t-il.
    Après l’élaboration du montage financier, un programme de réhabilitation des monuments historiques de l’ancienne médina de Fès est acté le 4 mars 2013, sous la présidence du Roi. Il associe les ministères de l’Intérieur, des Habous et des Affaires islamiques, de l’Economie et des Finances, de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Politique de la ville, de la Culture, de l’Artisanat, la wilaya de la Région de Fès-Boulmane, la commune urbaine de Fès, la commune Mechouar Fès Jdid et l’Agence pour le développement et la réhabilitation de la ville de Fès.
    Projet capital pour la préservation de la mémoire collective, «la restauration de ces monuments devrait assurer un retour vers le futur», disait Mohamed Dardouri, ancien wali de la région. Ce dernier croyait énormément en le projet de la renaissance de la médina. D’ailleurs, les négociations qu’il avait menées avec les tanneurs, artisans et commerçants, pour qu’ils s’approprient le projet et l’acceptent, étaient dures, mais ont donné leurs fruits.
    Le suivi des opérations était quotidien. Son successeur, Essaid Zniber, a pris le train en marche. Aujourd’hui, la médina a récupéré une partie de son histoire. «Nous allons préparer un nouveau projet qui sera soumis au Roi pour poursuivre sur ce même trend dynamique amplement mérité par la cité idrisside», conclut Serrhini.
    Les 13 monuments historiques visités par le Roi ont nécessité plus de 92 millions de DH pour leur restauration «à l’identique».
    Ce projet consolide la vision du Souverain de mettre en valeur le capital immatériel, un des principaux critères de richesse de la nation. A noter que les travaux de rénovation de ces monuments ont été confiés à des maâlmine (maîtres artisans), leur permettant d’assurer plus de 220.000 journées de travail. Ceci, sans compter la restauration du 27e monument, Kissariat El Kifah, dont les travaux démarreront en septembre prochain et devrait coûter près de 20 millions de DH.

    L’appel du fondateur et la détermination du Roi

    En 808, quand Moulay Idriss décida de fonder Fès, il lança un appel: «Ô mon Dieu! Faites que ce lieu soit la demeure de la science et de la sagesse! Que Votre livre y soit honoré et que Vos lois y soient respectées! Faites que ceux qui l’habiteront restent fidèles à la «Sounna» et à la prière aussi longtemps que subsistera la ville que je vais bâtir!». Plus de douze siècles après les paroles attribuées à son fondateur, Fès est ressuscitée grâce au Roi, déterminé à lui préserver son «identité académique et spirituelle».

    De notre correspondant,
    Youness SAAD ALAMI

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