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    Aïn Dalia, future Shanghai marocaine

    Par Ali ABJIOU | Edition N°:4794 Le 14/06/2016 | Partager
    Une délégation chinoise pour visiter les terrains de la ZI de Tanger-Métropole
    10 milliards de dollars et 300.000 emplois prévus pour en faire une cité industrielle
    Automobile, aéronautique, métallurgie, mais aussi textile
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    La future zone industrielle intégrée de Aïn Dalia dispose d’un emplacement de choix à proximité des zones industrielles existantes et du port TangerMed ainsi que de l’usine de Renault-Nissan (Source: Wilaya de Tanger)

    Un emplacement de choix pour le futur parc industriel chinois au Nord. Le site sélectionné n’est autre que Aïn Dalia, terrain prévu pour être intégré comme zone industrielle dans le cadre du projet Tanger-Métropole. Dans cette zone, une première tranche de 1.200 ha sera réservée pour le groupe Haite, partenaire chinois de la BMCE Bank dans cette aventure. La zone est actuellement en cours d’aménagement. D’ailleurs, une bretelle de connexion est en cours de construction pour relier la zone au réseau autoroutier. Selon Ilyas El Omari, président de la Région Tanger-Tétouan-Al Hoceima, les terrains sont disponibles et «nous pouvons démarrer dès maintenant». Une réalité que les responsables chinois du groupe Haite, accompagnés de responsables du gouvernement chinois, ont pu voir in situ, lors d’une visite organisée dimanche dernier.
    Le projet devra atteindre, avec une deuxième tranche, les 2.000 hectares, indique de son côté Moulay Hafid Elalamy, ministre de l’Industrie et du commerce. «Il s’agit d’une véritable cité industrielle intégrée qui est prévue», continue-t-il, précisant que l’objectif est de permettre aux entreprises chinoises de maintenir leur avantage concurrentiel. «Nous espérons pouvoir implanter au Maroc ce concept de «cité industrielle» mêlant industrie et résidentiel afin d’aider à développer l’économie et réduire le chômage dans le pays», souligne Li Biao, président du groupe Haite qui semblait très intéressé par les terrains présentés à Aïn Dalia. «La Chine a changé de modèle. Il y a quelques années, ce pays, premier producteur au monde, a décidé de devenir le premier consommateur du monde», explique Elalamy. Plus de 85 millions d’emplois devront quitter la Chine et se relocaliser et le Maroc se devait de réagir pour en profiter aussi.

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    Li Biao, PDG du groupe Haite (deuxième à partir de la gauche) en train de suivre les explications du wali Mohamed Yacoubi sur la future zone Aïn Dalia (Ph. Adam)

    «Nous recevons des investisseurs chinois régulièrement depuis deux ans», indique le ministre. Et tous veulent s’installer au Maroc. Mais depuis le virage stratégique vers l’Est entamé par le Maroc appuyé par la récente visite royale, le ministère a mis les bouchées doubles. Car il devenait clair que si le Maroc ne profitait pas de cette aubaine, d’autres pays le feront.
    Et c’est ce qui explique la célérité avec laquelle le dossier a été traité. «Il s’agit bien du premier des projets dont la convention a été signée devant sa Majesté le Roi à Pékin qui va se concrétiser», indique fièrement Mohamed Agoumi, directeur à l’international de la BMCE Bank, partenaire du groupe Haite dans le projet.
    Comme nous l’avions déjà annoncé dans notre édition n°4788 du 6 juin dernier, la BMCE et le groupe Haite ont pour projet la mise en place d’un fonds maroco-chinois qui devra aider à la mise en place d’un parc industriel intégré avec non seulement des usines, mais aussi du résidentiel pour les entreprises chinoises. Le montant du fonds devrait atteindre le 1 milliard de dollars auquel participeront aussi le gouvernement de Chengdu, ville où siège le groupe Haite.
    A terme, c’est un investissement total de 10 milliards de dollars à drainer qui est prévu avec à la clé la création de 300.000 emplois, insiste pour sa part El Omari.
    Le fonds devra investir dans des structures de haute technologie en Chine susceptibles de travailler aussi au Maroc. Selon Elalamy, sont visés divers secteurs dont celui du textile, l’aéronautique, l’automobile et la métallurgie.

    Les textiliens de retour

    Il y a une quinzaine d’années, beaucoup de groupes textiliens avaient claqué la porte au Maroc et migré vers la Chine où ils se sont installés, indique Moulay Hafid Elalamy. Depuis, le niveau de vie a nettement augmenté dans l’Empire du Milieu et les salaires minimum ont commencé à grimper atteignant des niveaux jamais vus auparavant. Et bon nombre de ces entreprises cherchent actuellement à revenir, explique Elalamy. Le nombre d’emplois à relocaliser par l’économie chinoise est énorme et pourrait dépasser les 85 millions d’emplois.

     

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