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Netanyahou dans le piège d’un donateur gênant

Par Tilila EL GHOUARI | Edition N°:4792 Le 10/06/2016 | Partager
Le Premier ministre concède avoir reçu de l’argent d’un escroc poursuivi en France
La justice israélienne passe au peigne fin les accusations

Benyamin Netanyahou, Premier ministre israélien, est accusé d’avoir reçu de l’argent de l’homme d’affaires français, Arnaud Mimran, poursuivi actuellement pour escroquerie à la taxe carbone par la justice française. Mimran a déclaré au tribunal correctionnel de Paris avoir fait «un don d’un million» pour la campagne de Netanyahou en 2001, à titre personnel et sur son compte personnel.
Lors d’un entretien à une chaîne de télévision israélienne, Mimran rectifie ses dires en précisant qu’il parlait en francs et non pas en euros. «D'abord, je n'ai jamais dit un million d'euros, j'ai dit un million. C'était en 2001, donc c'était un million de francs français», précise-t-il. Le cabinet du Premier ministre israélien a reconnu que Netanyahou avait empoché la somme de 35.000 euros de Mimran en 2001 et précise qu’à cette époque, il n’avait aucune fonction publique. La donation a donc été faite à titre personnel pour le financement «des interventions médiatiques et des déplacements à l’étranger». Le bureau de Netanyahou conteste toute transgression à la loi.
«Ce qu'ils n'ont pas réussi à obtenir par les urnes, ils essaient de l’avoir par des attaques sans fondement», proteste le Premier ministre israélien, lors d’une visite à Moscou où il explique clairement que ces accusations ont un caractère  politique. «On commence par parler d'un don illégal d'un million d'euros pour une campagne en 2009 et, finalement, il s'agit d'un don légal quand j'étais un simple citoyen en 2001», a-t-il ajouté.
De son côté, la justice israélienne se penche sur les affirmations de Mimran. Le procureur général a exigé l’examen de ses témoignages aussitôt qu’ils lui ont été communiqués. L’audience est prévue pour le 7 juillet.
Ce n’est pas la première accusation qui vient compromettre la réputation du Premier ministre israélien. En mai 2016, un rapport a été publié sur ses voyages à l’étranger et de sa famille, entre 2003 et 2005, au temps où il été ministre des Finances et des Affaires étrangères, dénonçant de possibles conflits d’intérêts.
Pour rappel, l’affaire carbone dont est accusé l’homme d’affaires français est un détournement de 283 millions d’euros. Les fraudeurs achetaient des quotas d’émission de CO2 hors taxe à l’étranger et les revendaient en France après y avoir ajouté la TVA et sans reverser la TVA encaissée au Trésor.

 

 

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