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Economie

Rebond attendu de la croissance en 2017

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:4791 Le 09/06/2016 | Partager
De 1,7% en 2016 à 3,4 en 2017, selon la Banque mondiale
Campagne agricole et contexte externe fragilisés…
La région Mena sous l’effet pétrole
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La Banque mondiale revoit ses prévisions pour le Maroc pour 2016. Mais elle reste optimiste pour les deux prochaines années. Si la Tunisie peine à remonter la pente, l’Algérie dépassera les 3% en 2016-2017. L’Egypte est sur la bonne voie avec une stratégie à forte croissance

Moins de 2% de croissance pour le Maroc en 2016. Dans ses perspectives économiques de juin, la Banque mondiale a revu à la baisse ses prévisions. De 4,4% en 2015, le taux de croissance du PIB devrait baisser à 1,7% cette année, soit 1 point de moins qu’escompté en janvier dernier. Une forte contraction de la production agricole dans la première partie de l’année due à la sécheresse expliquerait cette baisse de la croissance.
La Banque mondiale reconnaît les mesures entreprises par Bank Al-Maghrib pour soutenir la croissance. Il y a eu les deux baisses du taux directeur en 2014 et une autre en mars dernier. La petite forme du crédit et l’atonie de l’inflation ont en grande partie motivé la décision de la banque centrale (L’inflation a été de 0,5% en moyenne sur les deux premiers mois de l’année. cf. notre édition N° 4735 du 23/03/2016). Notons que la banque centrale et la CGEM comptent adresser un mémorandum au gouvernement qui contiendra des propositions sur les chantiers urgents à conduire pour relancer l’activité.  
L’institution internationale assure aussi que les autorités marocaines ont fait preuve d’engagement notable à l’ajustement budgétaire et la réduction du déficit des administrations publiques pendant trois années consécutives. L’embellie ne devrait pas intervenir au Maroc avant l’année prochaine, puisque la Banque mondiale parie sur des taux de croissance de l’ordre de 3,4 et 3,6% en 2017 et 2018.
Dans la région, plusieurs pays remontent la pente. La Tunisie devrait enregistrer une croissance de 1,8% en 2016 et 2,5 en 2017. Ce taux atteindra 3% en 2018. Dans le pays du jasmin, les attaques terroristes, l’impact négatif résultant sur le tourisme, ainsi que l’agitation sociale … ont ralenti la croissance. Bien que la production d’huile d’olive a stimulé la production agricole.
Pour l’Algérie, il est prévu une croissance de 3,4% en 2016 avec une légère baisse à  3,1% en 2017.  Frappée par une très forte baisse de ses revenus pétroliers, Alger va réformer son système de retraites qui fragilise les finances publiques. La réforme va se traduire par la suppression du départ à la retraite sans condition d’âge. L’âge de départ est maintenu à 60 ans. L’Algérie, pays de 40 millions d’habitants, comptait plus de 2,7 millions de retraités au 31 décembre 2015, selon les chiffres officiels.
Pour la région Mena, le taux de croissance devrait remonter légèrement à 2,9% en 2016, soit 1,1 point de pourcentage de moins qu’escompté en janvier dernier. Cette révision à la baisse s’explique par le fait que les cours du pétrole devraient continuer à pointer vers le bas durant l’année, à 41 dollars le baril en moyenne. La principale hypothèse qui sous-tend une légère amélioration de la croissance régionale en 2016 est la perspective d’une forte reprise en Iran après la levée des sanctions en janvier dernier. La remontée escomptée des prix moyens des produits pétroliers en 2017 devrait favoriser une relance de la croissance régionale, qui atteindrait 3,5% en 2017.  Aussi, les pays d’Afrique du Nord qui ont des liens commerciaux avec l’Europe (Algérie, Maroc et Tunisie) pourront bénéficier d’un coup de pouce à l’exportation avec l’amélioration de l’économie en zone euro.

Des prévisions mondiales en baisse

Taux de croissance anémiques enregistrés dans les économies avancées, faiblesse persistante des prix des produits de base, atonie du commerce mondial, diminution des flux de capitaux … Tous ces facteurs ont incité la Banque mondiale à ramener ses prévisions de croissance mondiale pour 2016 à 2,4%, par rapport aux 2,9% annoncés en janvier dernier.  Aussi, les marchés émergents et les pays en développement exportateurs de produits de base ont du mal à s’adapter à la faiblesse des cours du pétrole (autour des 50 dollars le baril) et d’autres produits essentiels. Ce qui explique la moitié de cette révision à la baisse. Toutefois, les marchés émergents et les économies en développement qui importent des produits de base sont plus résilients que les pays qui en exportent, même si les effets positifs de la baisse des prix des produits énergétiques et d’autres tardent à se matérialiser.
Ces économies devraient afficher une croissance de 5,8 % en 2016 (soit un peu moins que les 5,9% estimés pour 2015). Ceci en raison d’une embellie de l’activité économique favorisée par la faiblesse des prix des produits énergétiques et une légère reprise dans les économies avancées.

 

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