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Politique

La Chambre des conseillers à la rescousse des régions

Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:4789 Le 07/06/2016 | Partager
Elle veut mettre en place un Forum parlementaire dédié
Un cadre formel pour les ministres et président de régions est vital
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La Chambre des conseillers n’a jamais été aussi pleine qu’hier lors du premier forum parlementaire des régions, notamment avec la présence d’élus locaux et des représentants de la société civile (Ph. Bziouat)

Huit mois après la mise en œuvre de la régionalisation avancée, Hakim Benchamach, président de la Chambre des conseillers, a organisé hier le Forum parlementaire des régions. L’objectif est d’engager un débat institutionnel en vue d’élaborer un mécanisme de coordination entre les différents intervenants.  L’initiative tombe à pic d’autant qu’une sorte de déception est ressentie par les citoyens qui ne voient pas les résultats concrets de ce chantier stratégique, a souligné Mohand Laenser, ancien ministre de l’Intérieur et président de l’Association des régions du Maroc. A ce titre, il a appelé à la nécessité d’institutionnaliser les instances de concertation, d’évaluation et de communication. A ce jour, il n’existe aucun cadre formel qui permet aux responsables des régions et du gouvernement de se rencontrer comme ce qui se fait ailleurs, dans des pays ayant opté pour la régionalisation (Allemagne, Espagne ou Italie). Cette absence de cadre concerne également le Parlement. De même, il a saisi cette opportunité pour se focaliser sur le statut de son association, qui regroupe les présidents de douze régions. Celle-ci doit être reconnue comme un interlocuteur officiel, qui donne son avis sur l’ensemble des textes relatifs à la régionalisation, avant leur adoption. Le président de la région de Fès-Meknès a relevé d’autres contraintes qui retardent le travail des conseils régionaux. Pour lui, l’un des défis à relever porte sur le parachèvement de la décentralisation administrative, démarrée il y a une vingtaine d’années, mais sans que ce processus ne soit bouclé. Il a également évoqué le soutien du principe de la libre gouvernance. Et ceci ne concerne pas la tutelle supprimée en vertu de la nouvelle loi organique mais plutôt la mise en place des décrets complémentaires et de mécanismes simples et rapides pour l’interprétation des textes. Sur ce sujet, Charki Draiss a mis en avant le rôle  du ministère de l’Intérieur dans l’accompagnement des conseils régionaux lors de la création des instances élues ou administratives. D’ailleurs, son département a soumis au Secrétariat général du gouvernement 29 projets de textes réglementaires nécessaires à la mise en œuvre de la régionalisation avancée.
Laenser a également abordé la répartition équitable des ressources financières. L’objectif d’arriver à l’autonomie financière de la région via un régime fiscal local est considéré comme un autre test. Certes, le choix de la régionalisation est coûteux au début, mais cet investissement sera bénéfique à moyen terme.

 

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