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Politique

Antiterrorisme
Rabat veut un «plan Marshall arabe»

Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:4789 Le 07/06/2016 | Partager
Il devra s’articuler autour de mesures politiques, sécuritaires et économiques
Une orientation favorisée par «le partenariat stratégique avec les Etats du Golfe»
Nécessité d’une stratégie de déconstruction du discours extrémiste
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Le Bureau central des investigations judiciaires représente la force de frappe marocaine au niveau opérationnel dans la lutte anti-terroriste. Les coups de filets du BCIJ ont permis d’avorter une série de plans visant plusieurs villes du pays (Ph. Bziouat)

Dans un contexte où les repères géopolitiques sont brouillés, le Maroc a pu tirer son épingle du jeu grâce à une approche globale et intégrée dans le domaine sécuritaire. C’est ce qu’a expliqué Youssef Amrani, chargé de mission au Cabinet royal, lors d’une conférence sur l’Avenir économique du Moyen-Orient, tenue la semaine dernière à Doha. L’ex-ministre délégué aux Affaires étrangères, qui a fait une intervention sur le principal thème de cette rencontre, «les différentes perspectives sécuritaires au Moyen-Orient», a mis l’accent sur «la dynamique complexe que connaît la région». En effet, face à l’enlisement de plusieurs pays du «Printemps arabe» dans un chaos politique et sécuritaire, le Maroc apparaît comme un îlot de stabilité. Aujourd’hui, «les défis liés au terrorisme sont nourris par des facteurs engendrés par les conflits internes», a-t-il expliqué. Dans plusieurs pays de la région, des groupes terroristes contrôlent de larges territoires et certaines populations. Ils dirigent les institutions économiques et veulent rompre avec l’Etat-nation, en vue de construire une réalité politique alternative, a rappelé Amrani. Face à cette situation, «limiter la lutte antiterroriste aux aspects sécuritaires reste une réponse incomplète, qui contient des risques significatifs en termes de réversibilité», a-t-il dit. L’ancien ministre délégué aux Affaires étrangères a plaidé pour une approche cohérente, qui prend en considération le développement humain et la promotion des valeurs cultuelles et culturelles. Cette lutte doit aussi passer, selon lui, par la résorption de la pauvreté, des inégalités et de l’exclusion sociale.
Youssef Amrani a proposé des pistes pour l’élaboration de réponses collectives, qui devraient se traduire par une sorte de «plan Marshall pour le monde arabe». Il devra porter sur trois grands domaines. Des mesures qui ont déjà fait leurs preuves au Maroc. Au niveau politique, il s’agit d’assurer la stabilité interne des Etats de la région, via des réformes institutionnelles, garantissant la consolidation de l’Etat de droit et le développement des mécanismes de la démocratie participative ainsi que le renforcement de la gouvernance publique. Un processus qui a permis au Maroc d’éviter les scénarios tragiques du Printemps arabe. L’ancien ministre délégué aux Affaires étrangères a rappelé que le pays a mené des réformes politiques et institutionnelles depuis plusieurs années, ayant abouti à la mise en place de la Constitution de 2011. Dans le domaine sécuritaire, l’idée est d’assurer l’implémentation d’une coopération sécuritaire effective et multidimensionnelle pour lutter contre le terrorisme et l’extrémisme. «C’est à nous de mettre en place les mécanismes nécessaires pour immuniser la région face aux menaces terroristes, via une stratégie de déconstruction du discours jihadiste qui prône la haine et la violence». A cela s’ajoute la nécessité de «préserver l’identité authentique culturelle et spirituelle des pays de la région». Au niveau opérationnel, Youssef Amrani a rappelé «la création du Bureau central des investigations judiciaires, le premier du genre dans toute la région».
Ces efforts sont appelés à être consolidés sur le plan économique, à travers «la construction de groupements régionaux cohérents». Une orientation favorisée par «le partenariat stratégique entre le Maroc et le Conseil de coopération des Etats du Golfe».

 

 

 

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