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    Fès prépare son 1er salon de l’immobilier

    Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:4788 Le 06/06/2016 | Partager
    Plus de 200 exposants attendus à l’événement du 19 au 22 octobre
    Une initiative de l’Association des promoteurs en partenariat avec la mairie

    Initié par l’Association des promoteurs immobiliers de Fès (APIF) et la mairie, le salon «Fès Investimmo» aura lieu du 19 au 22 octobre prochain.
    «Nous tablons, pour cette première édition, sur la participation de 200 exposants marocains et étrangers et pas moins de 8.000 visiteurs professionnels en 4 jours», indique Youssef Zekhnini, président de l’APIF. Pour lui, ce salon permettra ainsi aux visiteurs qui souhaitent développer leur activité à Fès de bénéficier des conseils gratuits d’experts. Même son de cloche auprès de Driss El Azami El Idrissi, maire de la ville, qui appuiera «cette manifestation qui tend à marketer la ville, ses atouts et ses opportunités d’investissement».
    Organisé sous la thématique de «la construction durable», le «Fès Investimmo» se veut un salon multi-spécialités d’envergure nationale, à ambition internationale, dédié à tous les professionnels. Le salon s’étendra sur 5.000 m2 de surface d’exposition et nécessitera 4 millions de DH pour son organisation.
    Il sera décliné en 6 pôles (immobilier, gros œuvres, seconds œuvres, environnement, artisanat de bâtiment, gros matériels et services) et sera l’occasion de présenter, sur un même lieu et quatre jours durant, des projets immobiliers divers, des produits phares et des innovations décisives en matière de construction.
    Toutefois, étant donné que l’immobilier traverse une crise sans précédent à Fès, ce salon devrait rassembler l’ensemble de la filière construction pour échanger autour des problématiques du secteur. Et justement, l’une d’entre elles est la mévente qui «est due à une offre nettement supérieure à la demande du marché… car, pendant des années, les promoteurs n’ont pas cessé de construire sans se référer aux besoins réels de la ville», explique Zekhnini. Et d’ajouter, «participent à cette crise, les banques de la place qui ont fermé les robinets et ne financent plus les projets immobiliers». Résultat: le prix moyen du mètre carré des appartements à Fès est de 6.000 DH. «Il est le plus bas à l’échelle nationale. Paradoxalement, la fameuse TNB (taxe sur les terrains non bâtis) appliquée par la Commune est de 20 DH/m2. Elle est la plus chère au niveau du Royaume», fait remarquer pour sa part Omar Tajmouâti, promoteur immobilier.
    Ce dernier est, avance-t-il,  «resté sur à sa faim lorsque le maire nous a appris qu’il ne touchera pas à la TNB, car elle permet d’assurer une bonne partie des recettes de la ville». «Mais pourquoi avait-il opté pour une amnistie en faveur des grands groupes, notamment à oued Fès?», s’interrogent d’autres promoteurs.
    Ces derniers sont aussi très irrités par la décision du nouveau wali, Essaid Zniber, qui a interdit la construction d’immeubles R+8, qu’il considère de «très grande hauteur». Ceci, alors que le plan d’aménagement de la ville les a autorisés et le ministre de l’Urbanisme, Driss Merroun, les a encouragés. Sic!

    De notre correspondant,
    Youness SAAD ALAMI

     

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