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    Economie

    Benkirane courtise les hommes d’affaires

    Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:4786 Le 02/06/2016 | Partager
    Exercice de séduction à la Chambre des conseillers
    Loi sur la grève: le chef de gouvernement promet de sortir la réforme
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    Abdelilah Benkirane ne perd pas le nord. Il a profité de la séance mensuelle de la politique générale à la Chambre des conseillers mardi pour rassurer le patronat: « e gouvernement est là pour faciliter les choses aux hommes d’affaires. Il n’est pas contre eux» (Ph. Bziouat)

    Le groupe parlementaire de la CGEM a opté pour le thème des relations commerciales avec l’Union européenne, dans le cadre de la séance mensuelle de la politique générale à la Chambre des conseillers. Le chef du gouvernement, qui intervenait à cette occasion, est allé jusqu’à évoquer la demande formulée par feu Hassan II d’intégrer l’UE avant même que la Turquie n’y songe, l’UE est un partenaire stratégique. L’Europe reste le premier client avec 63,6% des exportations et premier fournisseur avec 52,7% des importations.
    Au point que le volume des échanges de Rabat avec l’Europe a totalisé 330 milliards de DH en 2015. Il a aussi rappelé les mesures prises dans le cadre du soutien aux exportations. Ainsi, le gouvernement a conclu plusieurs contrats visant à renforcer les capacités d’exportation des entreprises dont 375 ont été choisies pour bénéficier  de ce programme jusqu’en 2017.
    Dans ces affaires politiques, Abdelilah Benkirane ne perd pas le nord. Il a profité de cette séance constitutionnelle pour rassurer le patronat, voire le courtiser: «Le gouvernement est là pour faciliter les choses aux hommes d’affaires. Il n’est pas contre vous». A la veille des élections législatives, ce message vaut son pesant d’or.
    Sur la réforme de la loi sur la grève, il maintient son agenda. Cette refonte, attendue par le patronat et les institutions internationales, va sortir, a promis Benkirane, avant de  s’arrêter sur une spécificité bien marocaine. «Tout le monde est favorable aux réformes mais, au moment opportun, personne ne viendra soutenir le projet, ne serait-ce que verbalement», a-t-il dit. Il a donné l’exemple des projets de loi sur les retraites des fonctionnaires,  actuellement à l’examen au niveau de la Commission des finances.
    L’amélioration du cadre macroéconomique, «qui profite aux entreprises», est également citée. «Au lieu que l’argent aille aux subventions des carburants, il reste dans le budget qui l’oriente vers le financement des projets que les entreprises réalisent», a-t-il dit. Pour lui, les entreprises doivent profiter de l’opportunité pour se moderniser en vue
    d’affronter la concurrence. Elles doivent se préparer à la compétition localement mais aussi dans les pays européens. Le chef du gouvernement a également puisé dans la politique d’ouverture et de diversification, initiée par le Souverain en Russie, en Chine et en Inde. « Ces seuls marchés sont suffisants pour le Maroc », a-t-il dit. Et pour convaincre, Benkirane a resservi aux parlementaires l’approche développée par Moulay Hafid Elalamy. Selon le ministre, cité par le chef du gouvernement, les Chinois ont changé leur modèle économique. Outre l’augmentation des salaires appliqués qui passent de 100 à 700 dollars, ils ont décidé de délocaliser certaines industries vers d’autres pays. Du coup, le Maroc est redevenu compétitif pour accueillir certaines activités.

    Monde rural

    Le chef du gouvernement, les partis et les syndicalistes ont exploité à des fins politiciennes le développement du monde rural, l’autre axe de la séance des questions de politique générale, mardi dernier, à la Chambre des conseillers. Pour Benkirane, des politiques ont exploité le monde rural, non pas pour servir la population mais pour se remplir les poches. Ainsi, «ils ont accaparé le pouvoir et sont devenus des bandits», a-t-il martelé. Cette sortie a provoqué un tollé dans le banc des parlementaires de la CDT.
    Il est également revenu sur le programme royal 2016-2022 pour la lutte contre les disparités sociales dans le monde arabe. Ce chantier gigantesque permettra de combler les déficits enregistrés dans les infrastructures de base et les services sociaux dans ces régions. Le coût est estimé à 50 milliards de DH pour réaliser 20.800 projets au profit de 12 millions de personnes qui résident dans 24.290 douars.

     

     

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