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    Energies renouvelables : La COP22 transformera le rôle de la BAD

    Par Safall FALL | Edition N°:4783 Le 30/05/2016 | Partager
    Un guichet unique pour les 10 milliards de dollars dans les EnR
    Mezouar et Royal font l’inventaire des projets porteurs du continent
    Trois autres milliards d’euros de l’UE à mobiliser rapidement
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    En plus de son apport direct de 12 milliards de dollars, la BAD compte mobiliser près de 50 autres milliards en financements publics et privés en faveur d’investissements dans le secteur de l’énergie (Ph. BAD)

    La Banque africaine de développement (BAD) ne fera pas de la figuration à Marrakech, en novembre prochain. L’actuelle et le «futur président» des COP21 et COP22, Ségolène Royal et Salaheddine Mezouar, ont rencontré, vendredi, à Lusaka (Zambie), le patron de la BAD, le Nigérian Akinwumi Adesina. Les échanges ont porté essentiellement sur la concrétisation de l’Initiative africaine pour les énergies renouvelables en Afrique (AREI). Ce programme, lancé en marge de la COP21, vise à fournir au continent 10 GW de capacités supplémentaires d’énergies renouvelables d’ici 2020, et 300 GW d’ici 2030. A Marrakech, les bailleurs qui soutiennent ce projet – une dizaine de pays américains et européens dont la France – veulent aller plus vite. «Les 10 milliards d’euros destinés au financement de l’initiative sont déjà sur la table et seront adossés à la BAD. Les bailleurs ont besoin de visibilité et de transparence dans la mise en œuvre», explique Ségolène Royal, présidente de la COP21 et ministre française de l’Ecologie. L’Hexagone a été le premier partenaire à sortir le chéquier avec une contribution annoncée à 2 milliards d’euros entre 2016 et 2020. A cela devraient s’ajouter quelque 3 milliards d’euros supplémentaires promis par la Commission européenne. A la COP22, la BAD, en tant qu’institution financière panafricaine de développement, prendra donc officiellement son rôle de dépositaire mais aussi de gestionnaire de cette manne financière. Concrètement, «nous réfléchissons sur la mise en place d’un guichet unique qui nous permettra de simplifier la vie aux porteurs de projets, qu’ils soient des Etats ou des opérateurs privés», annonce Salaheddine Mezouar, ministre des Affaires étrangères.
    La BAD a pourtant déjà pris l’initiative de mobiliser des financements pour combler le gap énergétique dans le continent. L’institution financière compte investir, pour commencer, 12 milliards de dollars pour financer un «New Deal pour l'énergie en Afrique», une stratégie dédiée au développement du secteur à l’horizon 2020. Ce programme vise notamment à booster la production sur le réseau continental en y injectant 160 GW additionnels sur les 5 prochaines années. Les chantiers portent aussi sur le renforcement de la distribution et des raccordements. Ce qui devrait donner lieu à 130 millions de nouvelles connexions à l'horizon 2025, soit 160% de plus qu’actuellement. L’objectif est aussi d’améliorer la production hors-réseau afin d'y ajouter 75 millions de raccordements à l'horizon 2025, soit 20 fois plus qu’aujourd’hui.

    De notre envoyé spécial à Lusaka, Safall Fall

     

     

     

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