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International

Produits dangereux
Le «made in China» encore épinglé

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:4761 Le 28/04/2016 | Partager
2/3 des 2.000 produits jugés nocifs fabriqués en Chine
Jouets, habillement, textile… visés par les mesures correctives
Les produits d’e-commerce peuvent constituer un danger
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Les produits dangereux notifiés provenaient de Chine à hauteur de 62%. Elle reste donc le principal pays d’origine recensé par le système d’alerte. Il s’agit de la plus importante source d’importations de l’UE

En 2015, plus de 2.000 produits ont donné lieu à une alerte au sein de l’UE en raison de leur dangerosité, selon les chiffres de la Commission européenne. Bruxelles recommande d’ailleurs que ces biens de consommation dangereux soient retirés du marché. L’année dernière, 2.072 requêtes et 2.745 mesures de suivi ont ainsi été enregistrées dans le système d’alerte rapide. Lorsqu’un Etat membre introduit une notification dans le système, les autres pays peuvent identifier le produit sur leur marché et réagir à cette alerte initiale. Les produits d’e-commerce dangereux peuvent échapper aux autorités. Plus de 65% des Européens font des achats de produits en ligne et le nombre d’acheteurs a augmenté de 27% entre 2006 et 2015. «Ces produits provenant de pays tiers sont livrés directement chez les consommateurs, parfois sans qu’ils aient été examinés sur le plan de la sécurité», souligne la Commission.
■ Quels sont les produits à risque? Il s’agit d’une part des jouets (27%) et d’autre part de l’habillement, du textile et des articles de mode (17%). Ces catégories de produits étaient déjà celles qui avaient donné lieu au plus grand nombre d’alertes l’année précédente. En ce qui concerne les risques, c’est le risque chimique qui a été le plus souvent signalé (25% du total des notifications), suivi du risque de blessure (22%). Les risques chimiques les plus fréquents notifiés étaient liés à des produits tels que les bijoux fantaisie, comportant des métaux lourds nocifs comme le nickel et le plomb et les jouets contenant des phtalates (additifs utilisés dans les plastiques, qui peuvent causer des problèmes de fertilité).
■ D’où proviennent-ils? A hauteur de 62%, la Chine reste le principal pays d’origine recensé par le système d’alerte. La collaboration avec les autorités chinoises reste une priorité pour l’UE et s’exerce dans le cadre du mécanisme «Chine» du système d’alerte rapide. Chaque notification concernant un produit d’origine chinoise est envoyée à l’administration chinoise afin qu’elle examine le problème directement avec le fabricant ou l’exportateur, s’il est possible de remonter jusqu’à ces opérateurs économiques. A ce jour, la Chine a donné suite à 11.540 notifications et a pu prendre des mesures correctives dans 3.748 cas. Dans de nombreux cas, il reste difficile de remonter à la source du produit concerné.
■ Le Maroc aussi producteur: Si la Chine est le premier producteur de biens contrefaits, ses entreprises les plus innovantes sont elles aussi victimes des contrefacteurs. 63,2% des produits saisis entre 2011 et 2013 étant d’origine chinoise. La Turquie arrive à la seconde place (3,3%), selon une étude de l’OCDE et de l’Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle. Le Maroc n’est pas épargné par ces produits qui arrivent par des voies officielles à l’import. Il figure dans le top 6 des pays producteurs de contrefaçons. Il enregistre 0,6% des saisies totales de produits contrefaits dans le monde.
■ Prochaine étape: Vĕra Jourová, commissaire pour la Justice, les consommateurs et l’Egalité des genres, se rendra en Chine au mois de juin afin de discuter de la sécurité des produits avec les responsables chinois. Une visite qui intervient aussi en pleine période de négociations sur la possible accession de Pékin au statut d’économie de marché.

 

 

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